Alep : la Russie et la Syrie arrêtent leurs raids aériens en préparation de la pause humanitaire

Alep : la Russie et la Syrie arrêtent leurs raids aériens en préparation de la pause humanitaire © Abdalrhman Ismail Source: Reuters

Le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou a déclaré que l’armée russe et les troupes gouvernementales syriennes avaient cessé le feu à Alep à 7h (GMT) pour laisser passer les convois humanitaires, deux jours avant la date prévue.

«L’arrêt anticipé des raids est nécessaire pour la mise en œuvre de la pause humanitaire prévue pour le 20 octobre. Il permettra de garantir la sécurité de six corridors grâce auxquels les civils quitteront Alep et les malades et les blessés seront évacués», a fait savoir le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Le ministre a aussi précisé que tous ceux qui recherchaient la stabilisation de la situation à Alep devaient passer de la «démagogie politique» aux actes.

Ambassadeur russe à l’ONU : le Front Al-Nosra doit quitter Alep ou être annihilé

Après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité sur la Syrie le 17 octobre, l’ambassadeur russe auprès de l’ONU, Vitali Tchourkine, a déclaré que la Russie était prête à offrir aux militants du Front Fatah Al-Sham (ex-Front Al-Norsa) de quitter Alep si les rebelles modérés se dissociaient d’eux. Mais qu'en cas de refus de céder leurs positions à Alep, ils seraient anéantis.

«Si l’opposition modérée se dissocie du Front Al-Nosra, les terroristes seront face à deux possibilités : quitter la ville, ce qui avait été proposé par Staffan de Mistura il y a quelque temps et ce à quoi le Front Al-Nosra n’avait pas consenti, ou nous devrons les annihiler», a expliqué Vitali Tchourkine en se référant à la proposition de Staffan de Mistura d’accompagner hors de la ville les 900 combattants du Front Al-Norsa qui se seraient basés à Alep. Il a notamment précisé que le rapport des forces était de «un à dix» entre combattants dits «modérés» (10 000 environ) et ceux du Front Al-Nosra dans le secteur est d'Alep.

«Si ce scénario est accepté et mis en place, les carnages à Alep pourront prendre fin étant donné que l'accord conclu à Lausanne prévoit que l'opposition modérée négocierait une cessation des hostilités avec le gouvernement syrien», a-t-il poursuivi.

Quelques heures avant cette déclaration, l’Etat-major des forces armées russes avait annoncé que les armées russe et syrienne suspendraient «leurs frappes aériennes et tout autre tir» le 20 octobre à Alep «de 8h à 16h» (heure locale).

Cette décision a été prise «pour permettre avant tout aux civils de quitter la ville en toute liberté, d'évacuer les malades et les blessés et d'assurer le retrait des rebelles armés», a fait savoir le chef du commandement opérationnel principal de l'Etat-major général des Forces armées russes, Sergueï Roudskoï.

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