La tête dans le sac : face au tollé la police de Londres renonce à cagouler les suspects (VIDEO)

Capture YouTube
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A partir d'octobre 2016, une opération pilote devait permettre à certaines unités de la police anglaise de tester un dispositif destiné à protéger ses agents des crachats et des morsures. Mais devant le scandale, les autorités y ont renoncé.

L'utilisation de cagoules-filets avait pour but de protéger les fonctionnaires de police des morsures et des crachats qu'un forcené est susceptible de leur infliger. La «Metropolitan Police» – la police de Londres – entendait ainsi réduire les risques d'éventuelles blessures, d'infections et de transmission de certaines maladies.

La cagoule, en tissu suffisamment perforé pour permettre à la personne qui la porte de respirer, est déjà utilisée par certaines forces de sécurité, et notamment par la police des transports. Les images de l'arrestation d'un jeune homme dans le métro londonien, capturées avec un smartphone et mises en ligne, avaient déclenché un tollé au Royaume-Uni.

Aussi les associations de défense des droits de l'homme sont montées au créneau. «L'utilisation d'un sac est une pratique primitive, cruelle et indigne», «La police, quand elle use de la force, dispose déjà de menottes, d'entraves pour les bras et les jambes et de sprays au poivre», a ainsi faire remarquer l'association britannique Liberty.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a fini par prendre la mesure du tollé et fait marche arrière, contraigant la police londonienne à rétropédaler dans l'urgence. Dans un communiqué, la Metropolitan Police a indiqué que le dispositif n'en était qu'au stade du test, répétant qu'il ne s'agissait pour l'instant que d'un test.

La police de Londres s'était d'ailleurs dans un premier temps opposée au projet, certains hauts-gradés décisionnaires ayant émis des réserves quant à l'utilisation d'un tel accessoire, qui, pour certains d'entre eux, rappelait les traitements réservés aux prisonniers de Guantanamo. Leurs arguments n'avaient pas fait le poids fauce aux syndicats de police qui, invoquant la nécessité de garantir la sécurité des policiers sur le terrain, avaient eu le dernier mot.

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