Les gendarmes ont tenu Salah Abdeslam le lendemain des attentats… pendant 30 minutes

Une nouvelle bévue des forces de l'ordre qui pose à nouveau la question de la circulation des informations entre nations sur la question du terrorisme Source: AFP
Une nouvelle bévue des forces de l'ordre qui pose à nouveau la question de la circulation des informations entre nations sur la question du terrorisme

Salah Abdeslam, dernier terroriste rescapé de l’expédition morbide du 13 novembre 2015 à Paris, a été contrôlé par les gendarmes français le lendemain des attentats. Après vérification, deux complices et lui-même ont été laissés libres de partir.

Nouveau couac pour les forces de l’ordre. Depuis le début de l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris, le manque de communication entre autorités belges et françaises est souvent pointé du doigt.

Cela ne va pas s’arranger avec les dernières révélations de deux députés, un Belge et un Français, membres des commissions d’enquête sur les tragédies de Bruxelles et Paris.

Selon eux, la gendarmerie française a tenu Salah Abdeslam ainsi que deux complices molenbeekois, Mohammed Amri et Hamza Attou, le 14 novembre dernier à proximité de Cambrai.

Après 30 minutes de procédures diverses de contrôle d’identité, ils ont été laissés libres de s'en aller. Les militaires français n’auraient eu aucune information sur le fichage de Salah Abdeslam en Belgique. La commission d’enquête française n’a donc retenu aucune charge contre les gendarmes. Le rapport final de l’enquête sera présenté le 5 juillet.

En outre, on a appris qu'un troisième suspect, après Hamza Attou et Mohammed Amri, appréhendé à Bruxelles suite aux attentats de Paris, avait été libéré sous conditions. La juge d’instruction a pris la décision de faire sortir Lazez Abraimi, pourtant suspecté d’avoir aidé Salah Abdeslam. L’inculpation pour association terroriste et 132 assassinats terroristes tient toujours.

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