«Quand ils sont venus chercher Assange» : une semaine de soutien en faveur du lanceur d’alerte

Source: Reuters

A travers le monde, des centaines de personnes annoncent leur volonté de prendre part à la semaine d’événements baptisée «Quand ils sont venus chercher Assange» à l’occasion du 4e anniversaire de sa réclusion à l’ambassade d’Équateur à Londres.

Cela fait quatre ans que le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, vit reclus à l’ambassade d’Équateur à Londres. Des personnes célèbres, telles que Noam Chomsky, Patti Smith, Brian Eno, PJ Harvey, Yanis Varoufakis, Ai Weiwei, Vivienne Westwood ou Michael Moore ont décidé d’afficher leur soutien au lanceur d’alerte australien.

Une série de chants et de discours aura lieu le 19 juin simultanément dans une dizaine de villes partout dans le monde, y compris à New York, Quito, Buenos Aires, Berlin, Paris, Madrid, Bruxelles et Naples. Les organisateurs ont nommé ces événements «First they came for Assange» («Quand ils sont venus chercher Assange»), en référence au poème de Martin Niemöller dans lequel il est question de «détention arbitraire».

«Premièrement, ils sont venus chercher Julian Assange, puis Chelsea Manning et Edward Snowden… qui sera le suivant ?», lit-on sur le site «Une semaine d’Assange».

D’après l’un des organisateurs de l’événement, Srećko Horvat, le philosophe et fondateur du mouvement Démocratie en Europe, nous vivons actuellement «une période critique pour les lanceurs d’alerte» car si la pression politique ne réduit pas, on ne verra «aucun changement dans le destin de Julian Assange».

«Nous nous réunissons le 19 juin afin de parler de Julian Assange car lui a parlé au nom de nous tous», a-t-il précisé.

L’histoire de la réclusion de Julian Assange commence dans les années 2010 quand la Suède a émis à son encontre un mandat d’arrêt après que deux femmes de nationalité suédoise l’ont accusé d’agression sexuelle. Le fondateur de WikiLeaks a nié ces accusations et a réussi à éviter l’extradition en Suède en se réfugiant à l’ambassade d’Equateur à Londres, où il vit cantonné depuis 2012.

Il fait l'objet actuellement d'une demande d'extradition de la Suède, où il est toujours poursuivi pour une allégation de viol, alors que deux autres chefs d’accusation ont été abandonnés pour prescription.

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Julian Assange refuse de comparaitre face à la Justice suédoise, de peur de se faire extrader aux Etats-Unis, où il fait l'objet de poursuites judiciaires pour espionnage, du fait de ses activités liées à Wikileaks, ce qui pourrait s’il est jugé le mettre derrière les barreaux pour de très nombreuses années.

Le 5 février dernier, le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a jugé qu’Assange était détenu arbitrairement par les gouvernements de Suède et du Royaume-Uni et a demandé à ce qu’il puisse recouvrer sa liberté.

 

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