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Poutine : la Roumanie est «en ligne de mire» après l’ouverture du site antimissile de l’OTAN

Avec l’intention de renouer des liens avec l’UE lors de sa visite en Grèce, Vladimir Poutine a noté que la Russie n’avait pas d’autre choix que de cibler la Roumanie, qui a ouvert récemment un site faisant partie du bouclier antimissile de l’OTAN.

«Si hier les gens ne savaient simplement pas ce que veut dire se trouver en ligne de mire dans ces régions de Roumanie, aujourd’hui nous serons obligés de prendre certaines mesures pour assurer notre sécurité. Et il en ira de même pour la Pologne», a fait savoir vendredi le président russe lors d'une conférence de presse en compagnie du Premier ministre grec Alexis Tsipras, vendredi 27 mai à Athènes.

Ainsi, le chef du Kremlin a fait référence au système de défense antimissile de Deveselu, dans le sud de la Roumanie, qui est devenu opérationnel en mai. Insistant sur le fait que de telles installations pouvaient facilement être converties en bases capables de tirer des missiles de courte et moyenne portée, il a souligné être en mesure de répondre à cette menace.

«Tout le monde a vu de quoi nos missiles de moyenne portée basés en mer sont capables [en Syrie]. Mais nous ne violons aucun accord», a-t-il précisé.

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Alexis Tsipras a à son tour rappelé que la Russie était un acteur au théâtre de la sécurité européenne et que les tentatives actuelles d’aliéner Moscou à l’aide des mesures de sanctions, lui fait penser au temps de la guerre froide.

«La sécurité européenne ne peut pas être atteinte sans coopération ou dialogue avec la Russie», a expliqué Tsipras dans une interview à Sputnik. «Je ne crois pas que nous pouvons progresser ou nous conformer au droit international alors nous nous trouvons dans un cercle vicieux de sanctions, de militarisation et de rhétorique de la guerre froide.»

Le président russe est arrivé en Grèce le vendredi 27 mai pour deux jours. Son séjour dans le pays prévoit les rencontres avec son homologue grec Prokopis Pavlopoulos et le Premier ministre Alexis Tsipras, ainsi que la visite du mont sacré Athos samedi, à l’occasion du millénaire de la présence de moines russes en ce lieu.