Des juifs français contre la projection à Cannes d’un film sur le massacre de Munich en 1972

Un commando palestinien sur le balcon de la maison israélienne du village olympique de Munich, le 5 septembre 1972 Source: AP
Un commando palestinien sur le balcon de la maison israélienne du village olympique de Munich, le 5 septembre 1972

Le CRIF proteste contre la projection d’un film documentaire : «Munich : une histoire palestinienne» en affirmant que le film accuse à tort les forces de sécurité allemandes de la mort de 11 athlètes israéliens lors des JO de Munich en 1972.

Le film «présente les terroristes comme des combattants de la liberté et dit que tout s’est terminé lorsque les forces de sécurité allemandes sont intervenues en tuant cinq Palestiniens et 11 athlètes israéliens. C’est une révision scandaleuse de faits historiques», a écrit dans sa lettre le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Roger Cukierman, à Pierre Lescure, président du Festival du film de Cannes, et à la ministre française de la Culture, Audrey Azoulay, en exprimant son «inquiétude et malaise profond» à ce sujet.

Un extrait du documentaire doit être présenté dans le cadre d’un partenariat entre le Festival du film de Cannes et le Festival international du film de Dubaï. Le film réalisé par le réalisateur libanais d'origine palestinienne Nasri Hajjaj serait encore en production.

Onze membres de l’équipe olympique israélienne, des athlètes, des entraîneurs et un arbitre, ont été tués dans une attaque d’un commando palestinien lors des Jeux olympiques de Munich en 1972, interrompant de manière prématurée cet événement sportif. Le 5 septembre, huit tireurs d’un groupe dissident de l’Organisation de libération de la Palestine nommé Septembre noir ont fait un raid dans le village olympique là où résidait l’équipe israélienne. Ils ont commencé par tuer un haltérophile israélien et un entraîneur, pris ensuite neuf otages et demandé la libération de 236 prisonniers détenus par Israël.

Cette contestation de la programmation est le deuxième scandale de l’édition 2016 du Festival international du film de Cannes. Le 16 mai également, Peshmerga, le film de Bernard-Henri Levy a été ajouté à la programmation du festival à la dernière minute, ce qui a entraîné une avalanche de critique des internautes.

 

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