«Israël n'existe pas», répond un opérateur de la hotline des attentats de Bruxelles à un israélite

© Francois Lenoir

Un homme de confession juive qui avait appelé la hotline mise en place par le gouvernement belge après les attentats de Bruxelles, pour demander des informations sur un rapatriement en Israël, s'est vu rétorquer que ce pays n'existe pas.

Un homme qui s'est présenté en tant que bénévole pour le Comité de coordination juive de la ville d'Anvers a expliqué en flamand à l'opérateur qui l'a pris en charge qu'il appelait au nom de deux personnes blessées dans les attentats de Bruxelles et qui souhaitaient être rapatriées en Israël. 

«Vous voulez dire en Palestine, monsieur c'est bien cela ?», lui a répondu l'opérateur. Lorsque l'appelant a répété qu'il s'agissait d'un rapatriement non pas en Palestine, mais bien en Israël, l'opérateur a poursuivi : «Oui monsieur, je vois ce que vous voulez dire, mais vous savez, en réalité le pays dont vous parlez c'est la Palestine.»

Agacé, la personne a alors demandé à son interlocuteur «s'il savait de quoi il parlait». Sur quoi, ce dernier a rétorqué en disant qu'il était au courant «que des juifs étaient venus en Palestine et qu'ils l'avaient colonisée». 

A la question de savoir s'il acceptait de s'occuper du cas de ces deux personnes en attente de rapatriement, l'opérateur a répondu : «Mais bien sûr monsieur.» 

L'enregistrement de l'appel a été obtenu par le mensuel belge Joods Actueel (Actualités Juives). Son rédacteur en chef, Michael Freilich a déclaré, cité par le quotidien israélien Haaretz, que cet incident «dépassait tout entendement», que l'opérateur serait sanctionné et devrait présenter des excuses publiques. 

Ce n'est pas la première fois que le conflit israélo-palestinien surgit en marge des attentats du 22 mars à Bruxelles. Lors des cérémonies de commémoration des attentats qui ont ensanglanté la capitale belge, faisant 32 morts et près de 270 blessés, une activiste pro-palestinienne avait retiré un drapeau israélien posé au milieu des fleurs, pour le remplacer par un drapeau palestinien.

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