EN CONTINU : les réactions suite aux explosions de Bruxelles

- Avec AFP

© Twitter/Conflict News.

Deux explosions ont eu lieu à l'aéroport de Bruxelles mardi matin, entraînant la fermeture de l'aérogare. Des explosions ont également été entendues dans le métro belge. Pour l'instant le bilan fait était de plus de vingt morts.

  • Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dénoncé mardi «des attaques méprisables (qui) frappent le coeur de la Belgique et le centre de l'Union européenne», en réaction aux attentats de Bruxelles. M. Ban, cité par son porte-parole Stéphane Dujarric, a «exprimé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement belges».

    «Je suis certain, a-t-il ajouté, que la Belgique et l'Union européenne continueront de répondre à la haine et à la violence dont elles sont victimes aujourd'hui par un engagement sincère et durable en faveur des droits de l'homme, de la démocratie et de la coexistence pacifique».

    Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil de sécurité ont «condamné le plus fermement possible» les attentats de Bruxelles qui ont fait au moins 34 morts et 200 blessés, et ont «exprimé leur solidarité avec la Belgique dans sa lutte contre le terrorisme».

  • La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite horrifiée par les attentats de Bruxelles et déterminée «à vaincre le terrorisme». «L'effroi est aussi illimité que la détermination à vaincre le terrorisme» après ces attentats, a-t-elle dit à Berlin devant la presse.

    «Les assassins de Bruxelles sont des terroristes qui n'ont aucune considération pour les commandements de l'humanité», a-t-elle encore déclaré, qualifiant les auteurs de ces attaques «d'ennemis de toutes les valeurs de l'Europe».

  • «2015 a été difficile, je crains que 2016 ne soit terrible», confie à l'AFP un responsable français de la lutte antiterroriste, qui demande à rester anonyme. Sur son écran de télévision, dans son bureau, les images d'une bouche de métro fumante, de l'aéroport dévasté de Bruxelles, siège de l'Union européenne et de l'OTAN. 

    «Les attaques de Bruxelles sont clairement une vengeance après la vague d'arrestations, c'est une escalade. Elles prouvent qu'ils ont des hommes prêts à tout moment à des opérations kamikazes, avec des armes, des explosifs», dit-il. «Leur message, c'est : "Nous sommes toujours là, vous ne pourrez pas nous arrêter."» 

    «En France, mais aussi en Europe, il y a du souci à se faire», ajoute-t-il. «Nous allons subir une vague de terrorisme très puissante, qu'on ne pourra enrayer que partiellement. On attrapera certaines équipes, il n'y a jamais eu autant d'arrestations, mais on ne pourra pas les avoir tous. C'est impossible. Nous sommes submergés.»

  • Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, dénonce des «attaques méprisables [qui] frappent le cœur de la Belgique et le centre de l'Union européenne». Il a exprimé «sa solidarité avec le peuple et le gouvernements belges».

    «Je suis certain, a-t-il ajouté, que la Belgique et l'Union européenne continueront de répondre à la haine et à la violence dont elles sont victimes aujourd'hui par un engagement sincère et durable en faveur des droits de l'homme, de la démocratie et de la coexistence pacifique».

    Le président de l'Assemblée générale de l'ONU Mogens Lykketoft a lui aussi condamné les attentats de Bruxelles, se déclarant «horrifié par ces attaques terroristes». «Les actes de terrorisme sont injustifiables quelles que soient leurs motivations», a-t-il souligné dans un communiqué. Il a «réaffirmé la nécessité pour tous les Etats de combattre par tous les moyens (..) les menaces à la paix et à la sécurité internationales provoquées par les actes terroristes».

  • Les 28 membres de l'Union européenne dénoncent «une attaque sur notre société ouverte et démocratique». «L'Union européenne pleure les victimes des attaques terroristes à Bruxelles», ont estimé les dirigeants européens dans un rare communiqué commun.

  • Rachida Dati, eurodéputée Les Républicains, dans un communiqué : «Tous les individus surveillés, signalés y compris ceux à leur insu doivent être appréhendés [...]. Nous avons les moyens d'empêcher tous ceux qui par désespoir, par oisiveté, par abandon, par détermination, par haine de soi et de l'autre, de devenir des assassins potentiels [...]. Déléguer la déradicalisation à des associations de circonstances, des experts autoproclamés voire à des instances religieuses ne sera d’aucune efficacité. C’est à l’État, à un État fort, qu’incombe cette politique publique [...].»

  • Des dizaines de personnes se sont réunis place de la bourse à Bruxelles pour rendre hommage aux victimes des attentats de la capitale belge. Pour l'instant le bilan fait état d'une trentaine de morts et plus de 200 blessés.

  • Des anonymes viennent déposer des fleurs sur les grilles de l'ambassade de Belgique à Paris. François Hollande s'y rendra à 16H00 en signe de «solidarité».

  • Une minute de silence a été respectée à l'ouverture des débats à l'Assemblée nationale en hommages aux victimes des attentats de Bruxelles. 

    «La Belgique a été frappée ce (mardi) matin par plusieurs attaques terroristes d'une violence inouïe. Le nombre définitif de morts et de blessés est encore incertain, mais il est d'ores et déjà tragique. En cet instant, nos pensées vont d'abord à toutes les victimes, celles qui ont perdu la vie, celles qui luttent contre la mort », a déclaré Claude Bartolone (PS), à l'ouverture de la séance des questions au gouvernement au Palais Bourbon.

Une première explosion a été entendue dans le hall des départs, puis une seconde déflagration, selon des médias belges qui ont ajouté que de nombreuses personnes quittaient l'aéroport en courant, abandonnant leurs bagages sur place. De la fumée s'échappait du bâtiment, selon les images retransmises par les médias belges.

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