Angela Merkel reconnait que la fermeture de la route des Balkans est bénéfique pour l’Allemagne

- Avec AFP

Source: Reuters

Lundi 14 mars, la chancelière allemande a reconnu que l'Allemagne bénéficiait de la décision prise par les pays des Balkans de fermer leurs frontières aux migrants qui cherchent à se diriger vers le nord de l'Europe.

«Il est incontestable que l'Allemagne bénéficie de (la fermeture de la route, mais) nous pouvons voir à partir d'images de la Grèce que ce n'est pas une solution durable», a-t-elle déclaré aux journalistes au lendemain de la déroute de son parti lors de plusieurs élections régionales. L'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) paie ainsi sa politique d'accueil généreuse des migrants dénoncé par l'Alternative pour l'Allemagne (AFD), grande gagnante de ces dernières élections. 

La semaine dernière, Mme Merkel avait catégoriquement critiqué la fermeture par les pays concernés de cette route menant les migrants de Grèce vers l'Europe du Nord et qui a laissé coincées en territoire grec des dizaines de milliers de personnes dans des conditions jugées abominables. Néanmoins, Mme Merkel a dit revoir sa stratégie visant à mettre un terme à un afflux record de demandeurs d'asile qui a atteint 1,1 million en 2015. Pour ce faire, elle compte sur une politique européenne commune pour renforcer la sécurité des frontières extérieures de l'UE et de coopérer avec la Turquie pour endiguer les flux de réfugiés.

Évoquant les négociations en cours au sein de l'Union européenne et avec la Turquie pour juguler l'afflux de migrants traversant la mer Egée vers la Grèce, Mme Merkel a jugé que «de nombreux pas en avant ont été faits», alors qu'un sommet crucial est prévu les 17 et 18 mars. «Je suis fermement convaincue que (...) nous avons besoin d'une solution européenne, que cette solution a besoin de temps. Le nombre des réfugiés (arrivant en Allemagne) a clairement baissé, celui des réfugiés arrivant en Grèce aussi, mais (...) une solution durable n'est pas encore là», a-t-elle souligné. 

Si elle juge que les négociations entre l'UE et la Turquie vont dans le bon sens, la chancelière reste pourtant sur ses gardes. Elle a répété qu'elle ne signerait pas un chèque en blanc à la Turquie, alors que le camp conservateur allemand s'inquiète de concessions trop importantes à Ankara, sur les perspectives d'adhésion à l'UE ou la liberté de circulation pour les citoyens turcs. 

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