La Turquie déclare avoir déjoué une attaque de Daesh mais l’Irak n’y croit pas

Source: Reuters

Recep Tayyip Erdogan a annoncé avoir déjoué une attaque de Daesh contre le camp d’entrainement turc en Irak et avoir tué 18 terroristes. Mais Bagdad précise qu’aucune bataille entre Daesh et les troupes turques n’a eu lieu sur le sol irakien.

«On m’a dit que les 18 terroristes de Daesh tentaient d’infiltrer un camp d’entraînement des troupes turques en Irak cette semaine», a déclaré le président turc, à propos d'événements qui auraient eu lieu le 7 janvier.

Pourtant, l’Irak, comme le commandement des opérations interarmées, ne croit pas à cette attaque terroriste qui aurait visé le camp de formation tenu par les troupes turques, soulignant qu’Ankara tentait de trouver un moyen de justifier la présence de ses troupes sur le sol irakien.

Lire aussi : Bagdad accuse la Turquie d'incursion alors que ses troupes «s’entraînent» en Irak

«L’attaque de Daesh a prouvé que nous allions dans la bonne direction. Il est clair qu’avec nos soldats armés, avec nos officiers qui entraînent les soldats, nous sommes prêts à tout moment», a déclaré Recep Tayyip Erdogan.

L’installation militaire turque dans le nord de l’Irak est devenue une pierre d’achoppement dans les relations entre Ankara et Bagdad. Près de 150 soldats et 25 chars turcs ont été déployés dans la province irakienne de Ninive, sans autorisation préalable. Selon Ankara, les soldats turcs ont été envoyés dans le cadre d'une mission internationale pour entraîner des combattants kurdes Peshmerga à lutter contre l’Etat islamique.

Bagdad a, à son tour, condamné cette initiative de la Turquie, indiquant n'avoir demandé aucune aide aux forces turques ni avoir donné son autorisation à ce déploiement. Ainsi, pour les autorités irakiennes, il s'agit d'une violation de la souveraineté du pays.

«Nous qualifions n’importe quelle présence militaire sur le territoire irakien d’agression étrangère à laquelle nous devons faire face en utilisant tous les moyens possibles», a déclaré Hadi al-Amiri, député irakien, lors d’une manifestation à Bagdad, rapporte Reuters.

Pourtant, Recep Tayyip Erdogan avertit que le retrait de ses troupes d’Irak n’est pas du tout à l’ordre du jour. «Nos militaires ont été envoyés en Irak en tant qu'instructeurs, leur mission consiste à entraîner. Il est hors de question que la Turquie retire ses troupes d'Irak», a-t-il annoncé .

 

 

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