Moyen-Orient : les espoirs de sortie de guerre s’éloignent encore

Moyen-Orient : les espoirs de sortie de guerre s’éloignent encore Source: AP
Le président Donald Trump à la Maison Blanche, le 1er avril 2026, à Washington
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Les espoirs de désescalade restent fragiles ce 2 avril au Moyen-Orient. Washington maintient la pression sur l’Iran et conditionne toute trêve à la réouverture du détroit d’Ormuz, pendant que les affrontements se poursuivent sur plusieurs fronts et que la crise continue de s’étendre sur les plans diplomatique et énergétique.

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  • Un axe stratégique entre Téhéran et l’ouest du pays, frappé à deux reprises

    Le pont B1, présenté comme l’un des principaux ouvrages d’infrastructure reliant Téhéran aux régions de l’ouest du pays, a été frappé à deux reprises par les États-Unis et Israël, selon des médias iraniens. D’après Fars, une seconde attaque a visé le site alors que les secours intervenaient après une première frappe, qui aurait fait deux morts.

    Donald Trump s’est félicité de la destruction de ce pont, présenté comme le plus grand d’Iran, en promettant à Téhéran « encore beaucoup d’autres choses ». En réponse, l’agence iranienne Noor a publié une liste de dix ponts stratégiques au Moyen-Orient et en Israël présentés comme des cibles potentielles, tandis que plusieurs sites situés au Koweït, en Arabie saoudite, à Abou Dhabi et en Jordanie sont désormais considérés comme des objectifs légitimes.

  • Trump ou la victoire sans victoire

    «Mission accomplie» sans mission… Malek Doudakov, politologue et spécialiste de l’Amérique du Nord, démonte l’allocution de Donald Trump sur la guerre contre l’Iran : un discours saturé d’affirmations, déserté par les faits.

  • Poutine et Mohammed ben Salmane appellent à un arrêt rapide des combats

    Vladimir Poutine s’est entretenu par téléphone avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, selon le Kremlin. Les deux dirigeants ont évoqué la crise au Moyen-Orient et fait part de leur inquiétude face à la dégradation de la situation dans la région, aux pertes civiles et aux destructions d’infrastructures stratégiques.

    Moscou et Riyad ont souligné la nécessité d’un arrêt rapide des combats et d’un renforcement des efforts diplomatiques. Ils ont insisté sur l’importance de la coopération au sein d’OPEP+ pour stabiliser le marché pétrolier mondial, dans un contexte de tensions sur la production et le transport des hydrocarbures.

  • Sept millions d’Iraniens prêts à prendre les armes en cas d’offensive terrestre, selon le chef du Parlement

    Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que 7 millions d’Iraniens s’étaient déjà déclarés prêts à prendre les armes pour défendre le pays en cas d’incursion terrestre américaine ou israélienne. Selon lui, une vaste campagne nationale de mobilisation a été lancée à travers le pays ces derniers jours.

    Dans un message au ton martial, il a assuré que les Iraniens n’étaient pas des partisans de la guerre, mais que « quand il s’agit de défendre la patrie, chacun devient un soldat ». Et d’ajouter : « Vous venez pour notre maison ? Vous aurez toute la famille en face. »

  • L’Iran a frappé des sites industriels liés aux États-Unis et à Israël dans le Golfe

    Le Corps des gardiens de la révolution islamique affirme avoir visé une installation liée au groupe américain U.S. Steel à Abou Dhabi, un site de l’industrie de l’aluminium à Bahreïn, ainsi que des capacités de production de l’entreprise israélienne Rafael. Selon Téhéran, ces frappes constituent une réponse aux attaques américano-israéliennes contre ses aciéries.

    Dans son communiqué, le CGRI décrit ces frappes comme un avertissement et affirme qu’en cas de nouvelles frappes contre l’industrie iranienne, sa riposte serait plus dure encore.

  • « 250 ans d’histoire face à 6 000 ans de civilisation » : Téhéran réplique à Washington

    Un haut responsable du Corps des gardiens de la révolution islamique a répondu aux propos de Pete Hegseth, qui avait évoqué la possibilité de « renvoyer l’Iran à l’âge de pierre » dans le sillage d’un discours de Donald Trump.

    Seyed Majid Mousavi, commandant des forces aérospatiales du CGRI, inverse l’accusation : selon lui, ce sont les États-Unis qui « envoient leurs soldats à la mort ».

    Dans sa réponse, il accuse aussi Washington d’arrogance, en lançant que les « illusions hollywoodiennes » auraient perverti la pensée américaine au point qu’un pays de 250 ans d’histoire menace une civilisation vieille de plus de 6 000 ans.

  • Poutine : la Russie est prête à tout faire pour ramener la situation « à la normale »

    Vladimir Poutine a affirmé ce 2 avril que la Russie espérait une fin rapide du conflit autour de l’Iran et se disait prête à faire « tout » pour contribuer à un retour à une situation normale. Le président russe s’exprimait au Kremlin lors d’une rencontre avec le ministre égyptien des Affaires étrangères.

    Poutine a ajouté que la situation au Moyen-Orient suscitait une vive inquiétude et a souligné l’importance, pour Moscou, d’entendre l’analyse de l’Égypte, un pays-clé dans la région.

  • L’Iran affirme que les États-Unis ont frappé une salle de sport à Lamard avec un missile, Washington dément

    Le ministère iranien des Affaires étrangères affirme que les États-Unis ont utilisé, le 28 février, un missile américain conçu pour disperser des milliers de billes métalliques contre une salle de sport à Lamard, dans le sud de l’Iran. Selon Téhéran, la frappe a fait 21 morts et constitue un « crime de guerre odieux ».

    Ces nouvelles accusations interviennent au lendemain du démenti américain. Washington assure qu’aucune frappe n’a été menée ce jour-là sur ni Lamard ni dans un rayon de 48 kilomètres autour de la ville, et soutient que le projectile visible sur les images diffusées ressemble davantage à un missile de croisière iranien Hoveyzeh.

  • L’ambassadeur d’Israël accuse la France de ne plus agir comme «un ami d’Israël»

    L’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, a estimé que plusieurs décisions prises par le gouvernement français montraient que Paris ne se comportait plus comme « un ami d’Israël ». Cette déclaration intervient au lendemain d’une nouvelle prise de position d’Emmanuel Macron, qui a réaffirmé que la France ne prendrait pas part à la guerre au Moyen-Orient.

    Le diplomate israélien a néanmoins assuré que les attaques verbales venues de son camp ne visaient pas directement le chef de l’État français.

  • L’Iran affirme que l’Institut Pasteur de Téhéran a été lourdement endommagé par des frappes

    L’Institut Pasteur de Téhéran a subi d’importants dégâts lors de frappes, selon le ministère iranien de la Santé. Son porte-parole, Hossein Kermanpour, a dénoncé sur X une attaque contre un établissement qu’il présente comme un pilier historique de la santé dans le pays et un membre du réseau international des instituts Pasteur.

    Des images diffusées par les autorités iraniennes montrent un bâtiment gravement endommagé, avec plusieurs parties réduites en ruines.

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