L’armée américaine aurait eu recours à l'IA pour frapper l’Iran
Source: Gettyimages.ruUne intelligence artificielle développée par l’entreprise Anthropic aurait été utilisée par les forces armées américaines pour soutenir la planification d’une importante frappe aérienne contre l’Iran. Cette technologie a été employée malgré un conflit ouvert entre la Maison Blanche et la société à l’origine de cet outil.
L’administration américaine aurait eu recours à un système d’intelligence artificielle développé par la société Anthropic pour préparer une importante frappe aérienne contre l’Iran, selon des informations rapportées par le Wall Street Journal. L’outil concerné, Claude AI, aurait été utilisé par plusieurs structures militaires américaines impliquées dans la planification d’opérations.
Des sources citées par le journal américain indiquent que différents commandements militaires à travers le monde, y compris le Commandement central des États-Unis (Centcom), responsable des opérations au Moyen-Orient, auraient utilisé cette technologie pour appuyer leurs activités.
La veille du lancement de l’offensive militaire menée par les États-Unis aux côtés d’Israël contre l’Iran, le 27 février, Donald Trump avait annoncé l’interdiction pour les agences gouvernementales américaines d’utiliser les technologies développées par Anthropic. Le président américain a accusé l’entreprise d’imposer ses propres règles au Pentagone et d’exercer une pression excessive sur l’appareil militaire.
Selon lui, la société adopterait une position idéologique trop marquée et chercherait à contraindre l’armée américaine à se conformer à ses propres conditions d’utilisation des technologies d’intelligence artificielle.
L’entreprise insiste sur la nécessité d’encadrer strictement ces technologies et refuse notamment qu’elles soient employées pour des systèmes de surveillance de masse visant les citoyens américains ou pour des armes létales entièrement autonomes.
Claude serait ainsi devenue la première technologie de ce type à être mobilisée dans le cadre d’une opération militaire confidentielle. Selon les informations citées par le Wall Street Journal, le Pentagone l’aurait déjà utilisée lors d’une opération des forces spéciales américaines visant à enlever le président du Venezuela, Nicolás Maduro.