Incident à la mosquée de Valence : qui était l’assaillant ?

- Avec AFP

Incident à la mosquée de Valence : qui était l’assaillant ?© Capture d'écran - Twitter

24 heures après qu’un homme ait blessé un militaire de l’opération antiterroriste Sentinelle devant la grande mosquée de Valence, l’enquête suit son cours, pour tenter de percer les motifs du suspect, dont l'audition a commencé à l'hôpital.

Le procureur de Valence, Alex Perrin, a indiqué en conférence de presse que la «piste terroriste est actuellement écartée», et que le parquet antiterroriste n’avait donc pas, pour l’instant, de raison d’être saisi de l’affaire.

Par ailleurs, évoquant le «comportement d’un individu solitaire», le procureur a indiqué que «rien ne renvoie sur l'appartenance à un réseau quelconque». L’agresseur aurait néanmoins dit devant les secouristes qu’il voulait «se faire tuer par des militaires et [...] tuer des militaires» au motif que ceux-ci «tuaient des gens», a encore précisé Alex Perrin.

L’assaillant présumé, un musulman pratiquant non-radicalisé

Agé de 29 ans, l’assaillant présumé est un Français d’origine tunisienne et musulman pratiquant. Domicilié à Bron, en banlieue lyonnaise, il n’était pas connu des services de police et ne faisait pas l'objet d'une fiche «S» pour radicalisation. Interrogée, sa femme «n'a pas évoqué de troubles du comportement ni de radicalisme» chez son mari, qui est actuellement sans emploi, a expliqué le procureur.

Lors de la perquisition de son domicile, aucune arme ni document spécifique n’ont été retrouvés, pas plus qu’à bord du break utilisé pour foncer sur les militaires.

Le procureur a enfin indiqué que l’individu, «pas radical […] fréquentait la mosquée de Bron et occasionnellement la mosquée de Valence». Il était dans cette ville «depuis plusieurs jours» car il «était venu voir sa belle-famille».

L’audition du suspect débute lentement, en raison de son état de santé

Touché par trois balles tirées par les militaires qui se défendaient, l’homme est toujours hospitalisé sous le régime de la garde à vue et a été opéré en raison de ses sérieuses blessures au bras et à la jambe. Son audition a débuté, lentement, le 2 janvier au matin, mais doit encore être approfondie.

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