L’Ukraine devrait durcir son système de conscription pour trouver des combattants à déployer sur les lignes de front
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Le pays est confronté à des choix difficiles pour garnir les rangs de son armée sur le front impliquant de risquer tant son économie que la jeunesse du pays, le tout sous la menace d’un arrêt de l’aide militaire américaine ou d’un accord de cessez-le-feu défavorable pour le pays décidés par Donald Trump.
La presse britannique a rapporté que l’armée ukrainienne subissait depuis longtemps un manque de combattants et de personnel militaire, une situation qui ne s’arrange en rien depuis l’investiture de Donald Trump et la menace d’un éventuel arrêt de l’aide américaine au pays.
Le ralentissement des mouvements sur les lignes du front de l’Est et les combats sanglants qui s’y déroulent n’arrangent en rien la situation pour la partie ukrainienne qui peine à trouver des combattants dans la mesure où les nouvelles recrues se cachent ou fuient, rapporte le journal britannique The Economist, suscitant des actes de coercition de la part des officiers de conscription ukrainiens.
Selon la même source, «l’Ukraine est confrontée à des choix difficiles. L’un des moyens serait d’abaisser l’âge de mobilisation de 25 à 18 ans», une solution prônée par les conseillers occidentaux de l’Ukraine pour augmenter rapidement le nombre de combattants, mais qui reste très impopulaire tant pour la population que pour l’armée. Quant à Volodymyr Zelensky et son entourage, le salut ne viendrait pas d’une augmentation du nombre de soldats, mais des armes et du matériel militaire plus récent.
Risquer l’économie pour accroître le nombre de combattants
Le journal britannique est revenu sur les contradictions de la politique de mobilisation ukrainienne. Si le gouvernement affirme donner la priorité aux efforts de guerre, ses décisions vont plutôt dans le sens d’une conciliation des «besoins de la ligne de front avec ceux d’une économie sous pression», explique The Economist.
La même source a expliqué que le gouvernement tente actuellement de protéger près d’un million de travailleurs «essentiels» de la conscription, une politique qui ne suscite pas l’enthousiasme des Occidentaux, dans la mesure où un officiel occidental cité par The Economist a affirmé que Zelensky «devra peut-être risquer davantage son économie s’il veut avoir un pays».
Parvenir à un cessez-le-feu à des conditions raisonnables sous l’égide du président américain, est de plus en plus improbable analyse la presse européenne, d’où la contrainte pour l’Ukraine de resserrer son système de conscription qui risquerait de créer la division, voire la violence contre les officiers conscrits dans le pays.