Le «maillon faible» durcit le ton : après Paris, Bruxelles renforce ses services de renseignement

Police belge Source: Reuters
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L’attaque de Daesh à Paris a entraîné des changements de stratégie au Moyen-Orient pour Bruxelles, base logistique des terroristes. La Belgique a augmenté significativement les moyens de ses services de renseignement.

Les services de renseignement belges ont été accusés de sous-financement et d’être le théâtre de querelles politiques intestines, faisant d’eux les mauvais élèves de la défense antiterroriste européenne.

Piqué au vif, le pays tente de remédier à la situation en allouant d’importantes ressources à une agence de renseignement qui fait face à la plus grande concentration en Occident de combattants liés à la Syrie.

Des chefs de sécurité belges se sont plaints à plusieurs reprises de ne pas être capable de gérer les quelque 900 militants de l’Etat islamique se trouvant dans le pays, soit le plus grand nombre par habitant en Europe, et certainement pas avec le budget existant. Ainsi, la Belgique pense pour la première fois à envoyer des espions à l’étranger, a confirmé à Reuters le ministre de la Justice.

C’est après un attentat déjoué, qui s’est terminé en fusillade dans la ville de Verviers en janvier, que le pays a révisé les coupes budgétaires prévues et a débloqué 200 millions d’euros en dépenses de sécurité. Les attentats de Paris ont amené au versement d’une nouvelle tranche de 400 millions d’euros le mois dernier.

Combien de personnes travaillent dans les renseignements belges ? C’est un secret d’Etat, à la différence de la plupart des pays occidentaux, mais il est désormais de notoriété publique qu’il manque de ressources en comparaison de ses homologues européens.

Lars Bove, auteur d’un livre sur les services secrets belges, a fait savoir qu’ils comptent près de 600 employés. Le budget a dû être réduit cette année, mais après Verviers, il a été augmenté de 20% a-t-il souligné.

La Belgique a en effet joué un rôle important dans les attaques terroristes qu’a subies Paris dernièrement. C’est particulièrement dans la commune bruxelloise de Molenbeek qu’existe un terreau fertile pour la radicalisation violente. C’est de ce quartier d'où sont originaires certains auteurs des attaques du 13 novembre.

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