Obama se félicite d’avoir isolé la Russie et mis son économie en lambeaux

Le président américain Barack Obama, dans son discours annuel « sur l’état de l’Union », a traité différentes questions de politique étrangère telles que le programme nucléaire iranien, les relations avec Cuba et les sanctions contre la Russie.

Les sénateurs, les membres de la Chambre des représentants, le vice-président Joe Biden et pratiquement tous les ministres ont assisté à la cérémonie solennelle du discours présidentiel sur l’état de l’Union devant le Congrès américain.

Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. ( REUTERS/Larry Downing) Source: Reuters
Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. ( REUTERS/Larry Downing)

Il est à noter qu’un des ministres est resté à la fameuse place secrète pendant presque tout le discours d’Obama. Cette mesure est nécessaire dans l'hypothèse d’un attentat ou d’un autre événement catastrophique pour assurer la continuité du pouvoir. Aujourd’hui, c’était au tour du ministre des transports Anthony Foxx d’occuper la place.

Si la plus grande partie du discous était consacrée aux questions de politique intérieure, le chef de la Maison blanche n’a cependant pas oublié la politique étrangère.

 

Caption d'écran d'un video de RT.
Caption d'écran d'un video de RT.

 

L’objectif d’isolement de la Russie aurait été atteint

En ce qui concerne les relations avec la Russie, le président américain a de nouveau accusé Moscou de commettre une « agression » en Ukraine. Agression que le président s’est félicité d’avoir punie à l’aide de sanctions qui auraient mené à l’« isolement international » de la Russie et à la « mise en lambeaux » de son économie.

«  Nous avons démontré l’efficacité de la diplomatie et de la puissance américaine. Nous défendons le principe selon lequel les grands pays ne peuvent pas attaquer les petits, et nous faisons barrage à l’agression russe en soutenant la démocratie ukrainienne et en inspirant nos alliés de l’OTAN  », a déclaré le président.

 

Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. (REUTERS/Larry Downing) Source: Reuters
Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. (REUTERS/Larry Downing)

Il faut fermer le camp de Guantánamo

Le leader américain a aussi abordé la question de la normalisation des relations avec Cuba. « Nous allons mettre fin à une politique obsolète concernant Cuba. Quand ce qu’on fait ne marche pas pendant 50 ans, il faut essayer autre chose », a constaté Obama.

Selon lui, le Congrès doit commencer dès cette année à lever le blocus contre Cuba. Le président est convaincu que son intention récemment affichée d’améliorer les relations entre Washington et la Havane peut défaire « un héritage de méfiance envers l’hémisphère occidental » sur l’île.

Encore une fois, Barack Obama a appelé le Congrès à approuver la fermeture de la prison pour étrangers soupçonnés d’activités terroristes - ou « camp de Guantánamo » - située dans la base navale américaine de la baie de Guantánamo à Cuba. « Pendant mon mandat, nous avons mené un travail consciencieux afin de diminuer par deux le nombre de prisonniers à Guantánamo. Il est temps de terminer ce travail. Je n’entends pas revenir en arrière et j’insiste sur la fermeture de cette prison », a dit Obama. Il convient de rappeler que Barack Obama, au cours de sa présidence, a déjà proposé à plusieurs reprises de fermer la prison, sans que cela soit suivi d'effet.

Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. (REUTERS/Jonathan Ernst) Source: Reuters
Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. (REUTERS/Jonathan Ernst)

Programme nucléaire iranien : la Maison blanche satisfaite des avancées obtenues

Le président des Etats-Unis a également évoqué le programme nucléaire iranien. Selon lui, pour la première fois depuis une dizaine d’années, des progrès ont été enregistrés lors des pourparlers avec la République islamique d'Iran. « Entre le moment où je parle et la fin du printemps, nous aurons une chance d’arriver à un accord capital qui empêchera l’Iran de devenir une puissance nucléaire », croit le dirigeant américain. L’enthousiasme d’Obama, néanmoins, ne se passe pas de réserves : le succès des pourparlers, selon lui «  n’est pas garanti  », c’est pourquoi il n’exclut pas d’autres moyens de dissuasion.

Toujours est-il qu’Obama a promis d’opposer son veto à tout projet de loi visant à infliger de nouvelles sanctions à l’Iran car cela pourrait faire échouer l’effort diplomatique de Washington. « Cela n’a aucun sens. C’est pourquoi je vais opposer mon veto à tout nouveau projet de sanctions qui pourrait compromettre cette avancée. Les citoyens américains aimeraient que nous ne fassions la guerre qu’en cas d'extrême nécessité, et je vais m’inspirer de leur sagesse », a affirmé le président.

 

Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. ( REUTERS/Mandel Ngan) Source: Reuters
Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. ( REUTERS/Mandel Ngan)

Terrorisme : élargissement de la lutte contre l’Etat islamique

L’intervention du chef de la Maison-Blanche n’a pas épargné le terrorisme. Ce dernier a exprimé la solidarité des Etats-Unis avec toutes les victimes d’attentats terroristes. « Nous nous sentons unis aux personnes qui, dans le monde entier, des écoles pakistanaises aux rues de Paris, sont prises pour cible par des terroristes », a déclaré Obama.

De plus, le président américain a demandé au Congrès d’autoriser l’utilisation prolongée de la force armée contre le groupe djihadiste connu sous le nom d’« Etat islamique » (EI). « Aujourd’hui, j’appelle le Congrès à montrer à la face du monde notre unité dans cette lutte en votant pour la résolution autorisant l’emploi de la force contre l’EI », a-t-il dit.

 

Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. (REUTERS/Larry Downing) Source: Reuters
Le discours de Barak Obama sur l’état de l’Union le 20 janvier 2015. (REUTERS/Larry Downing)

Le changement climatique est l’une des principales menaces pour les générations à venir

En même temps, le défi d’avenir le plus important pour la communauté internationale reste le réchauffement climatique. « Aucun défi ne représente plus de danger pour les générations à venir que le changement climatique », a-t-il noté.

« Je voudrais par la même occasion réaffirmer ma détermination à faire en sorte que le leadership américain donne naissance à des intiatives concertées dans la lutte contre le réchauffement climatique », a ajouté le président.

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