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L'avion russe abattu par la Turquie, «grave et regrettable» selon François Hollande

Suite aux attentats de Paris, Barack Obama et François Hollande se rencontraient pour évoquer la stratégie de lutte contre Daesh, mais la réunion a aussi été fortement marquée par l'avion russe abattu par la Turquie plus tôt dans la journée.

En conférence de presse à la Maison Blanche, le président français a répondu à une question concernant l'incident entre la Turquie et la Russie survenu ce mardi 24 novembre. Qualifiant celui-ci de «grave et regrettable», il a toutefois appelé à «éviter toute escalade». «Ce qui vient de se produire nous oblige encore à trouver une solution», a-t-il déclaré.

Pour son homologue américain, l'attaque de l'avion russe révèle que l'opération aérienne menée par le Kremlin en Syrie pose certains problèmes, notamment le fait qu'elle se déroule à proximité des frontières turques et que la Russie agit «contre l’opposition modérée». Expliquant attendre des informations plus précises, Obama s'est refusé à commenter l'incident, mais a tout de même indiqué que «la Turquie, comme tout pays, a le droit de protéger son espace aérien».

En revanche, il a déclaré que suite à l'attentat terroriste qui avait frappé un avion russe survolant le Sinaï le 31 octobre, il pouvait y avoir une possible convergence des intérêts des Etats-Unis et de la Russie. Selon lui, cette dernière «pourrait jouer un rôle plus constructif» dans la campagne contre Daesh, si elle cesse de «frapper l’opposition modérée», ce qui «renforce Assad et l’Etat islamique».

François Hollande a lui adopté une position relativement semblable, en expliquant que la France pourrait travailler avec la Russie si celle-ci «se concentre uniquement sur une solution politique», c’est-à-dire un «processus conduisant au départ de Bachar el-Assad».

Si la rencontre entre les deux chefs d'Etat visait à la base à apporter une réponse conjointe après les attentats de Paris, elle a finalement été largement marquée par l'attaque d'un avion russe par la Turquie, plus tôt dans la journée. François Hollande doit rencontrer Vladimir Poutine à ce sujet ce jeudi 26 novembre.