Les frappes de Tsahal sur Gaza et les tirs de roquettes sur Israël se poursuivent

- Avec AFP

Les frappes de Tsahal sur Gaza et les tirs de roquettes sur Israël se poursuivent© Mahmud HAMS / AFP
De la fumée monte après une frappe aérienne israélienne sur Gaza le 6 août 2022.
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Le Djihad islamique palestinien dans la bande de Gaza et l'Etat d'Israël poursuivent ce 6 juin leurs échanges de tirs, pire flambée de violence depuis une guerre-éclair en mai 2021.

A 11h30 (heure locale) ce 6 août, alors que les alertes aux roquettes continuaient de retentir dans des localités israéliennes adjacentes au territoire palestinien sous blocus, la ville de Gaza était comme paralysée, les rues désertées et les magasins fermés, d'après un journaliste de l'AFP sur place.

L'armée israélienne continue ses frappes à travers l'enclave, visant des sites appartenant au Djihad islamique, d'après elle. Quinze combattants ont été tués dans ces raids ayant commencé dans l'après-midi du 5 août, a estimé l'armée, tandis que les autorités de Gaza ont fait état de 11 morts, dont une fillette de cinq ans, et de plus de 80 blessés. Les tirs en provenance de Gaza se sont également poursuivis, sans faire ni victime ni dégât, d'après l'armée.

La branche armée du Djihad islamique, les brigades Al-Qods, avait affirmé le 5 août après une salve de plus de 100 roquettes vers le territoire israélien qu'il ne s'agissait que d'une «première réponse» à l'assassinat d'un de ses chefs dans une frappe israélienne.

Dans la nuit, les forces israéliennes ont également arrêté en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par l'Etat hébreu, 19 membres du Djihad islamique, organisation islamiste considérée comme terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.

L'Egypte souhaite établir une médiation

C'est l'arrestation d'un chef du groupe en Cisjordanie occupée, en début de semaine, qui a mené à cette nouvelle confrontation armée. Les autorités israéliennes ont dit craindre des actions en représailles en provenance de Gaza, territoire gouverné par le mouvement islamiste Hamas et où le Djihad islamique est également bien implanté, et ont lancé une «attaque préventive».

Il s'agit de la pire confrontation entre l'Etat hébreu et des organisations armées de Gaza depuis la guerre de 11 jours en mai 2021, qui avait fait 260 morts côté palestinien, parmi lesquels des combattants, et 14 morts en Israël, incluant un soldat, d'après les autorités locales.

L'Egypte, intermédiaire historique entre Israël et les groupes armés de Gaza, s'efforce d'établir une médiation et pourrait accueillir une délégation du Djihad islamique ce 6 août, ont indiqué des responsables égyptiens à l'AFP à Gaza.

Le Djihad islamique a toutefois exclu ce même jour l'option d'un cessez-le-feu, affirmant «se concentrer sur le terrain». Après les premiers raids, l'organisation a accusé l'Etat hébreu d'avoir «déclenché une guerre».

«Israël a mené une opération de contre-terrorisme précise contre une menace immédiate», a pour sa part déclaré le Premier ministre israélien Yaïr Lapid à la télévision le 5 août, accusant le groupe armé islamiste d'être «un supplétif de l'Iran qui veut détruire l'Etat d'Israël et tuer des Israéliens innocents». «Nous ferons tout ce qu'il faut pour défendre notre peuple», a-t-il assuré.

Israël impose depuis 2007 un strict blocus à Gaza, enclave de 2,3 millions d'habitants minée par la pauvreté et le chômage. Ces derniers jours, Israël avait déployé des renforts à proximité de l'enclave et avait ordonné la fermeture des passages frontaliers, contraignant des milliers de Gazaouis, titulaires de permis de travail en Israël, à rester chez eux. Cette fermeture a ralenti la livraison de diesel, nécessaire pour alimenter la centrale électrique de Gaza. Celle-ci a cessé de fonctionner en raison d'une pénurie de carburant, a déclaré un porte-parole de la compagnie d'électricité à la mi-journée.

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