La gare de Briançon occupée par près de 200 migrants

Licence CC BY 2.0, l'usage commercial est autorisé© Kitty Terwolbeck via Creative Commons
images
Gare de Briançon le 20 août 2018
Suivez RT France surTelegram

La gare de Briançon a été investie ce 25 octobre par près de 200 migrants après la fermeture de l'établissement dans lequel ils étaient hébergés. La préfecture des Hautes-Alpes assure mettre tout en œuvre pour «maintenir l’ordre public».

De 150 à 200 personnes occupaient le 25 octobre la gare de Briançon (Hautes-Alpes) après la décision d'un établissement hébergeant des migrants arrivant de la frontière italienne d'interrompre les accueils, selon la préfecture.

Il s'agit essentiellement de réfugiés afghans, pour la plupart des jeunes hommes et quelques familles, de source policière. La préfecture des Hautes-Alpes précise dans un communiqué «avoir mobilisé les moyens nécessaires pour maintenir l’ordre public» et étudier des solutions «pour le transport des personnes présentant les conditions pour cela, tout comme pour la prise en compte des personnes en situation de vulnérabilité».

L’association Refuges Solidaires, qui gère le refuge Terrasses Solidaires, avait affirmé le 24 octobre être «confrontée à des arrivées plus importantes dépassant largement ses capacités d’accueil» – soit «plus de 200 personnes présentes pour une capacité de maximum 80 personnes» – et avoir de fait décidé d'interrompre totalement l'accueil de nouveaux arrivants.

Elle plaide pour que «des actions soient mises en place dans les plus brefs délais» et notamment pour que «d'autres opérateurs prennent en charge l'accueil d'urgence en complément de [son] action». L'association a appris dimanche que 180 migrants se trouvaient «de l’autre côté de la frontière», en route vers Briançon, et averti «qu’ils ne [pourraient] pas être accueillis et qu’ils [devraient] continuer leur route».

«C’est une question de dignité et de sécurité mais avant tout de sécurité», a expliqué l'administrateur bénévole de l'association, Jean Gaboriau, joint le 24 octobre par l'AFP.

La préfecture rappelle de son côté que nombre de ces arrivants se trouvent en «situation irrégulière au regard du droit au séjour» faute d'avoir demandé l'asile dans leur premier pays d’entrée en Europe, l'Italie. 

Les autorités notent aussi que les capacités d’hébergement d’urgence de l'Etat ont été «fortement augmentées» ces dernières années, à la fois pour les demandeurs d'asile et pour les autres personnes vulnérables, «éligibles au dispositif d’hébergement d’urgence de droit commun, dans la limite des places disponibles».

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram
En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»