«Un cautère sur une jambe de bois», «la com l'emporte»... L'opposition tance le bouclier tarifaire

«Un cautère sur une jambe de bois», «la com l'emporte»... L'opposition tance le bouclier tarifaire© Ludovic Marin Source: AP
Le Premier ministre français Jean Castex le 8 septembre 2021 (image d'illustration).
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La description par Jean Castex du dispositif gouvernemental censé faire face à la flambée des tarifs de l’énergie dans les mois à venir a provoqué une avalanche de réactions au sein de la classe politique, à gauche comme à droite.

A sept mois de la présidentielle, l’augmentation continue des prix du gaz et de l’électricité est un sujet sensible pour l’exécutif qui a annoncé le 30 septembre, par la voix du Premier ministre Jean Castex, la mise en place d'un «bouclier tarifaire», pour «prémunir [les Français] contre ces hausses de tarifs».

Le gouvernement prévoit notamment de bloquer jusqu’au printemps le prix réglementé du gaz, qui concerne cinq millions de Français, ou encore de diminuer le montant des taxes sur l'électricité – dont le prix doit augmenter d’environ 12% en février 2022 – pour limiter la facture des consommateurs à 4%.

L'intervention du Premier ministre en prime time sur TF1 a fait réagir plusieurs personnalités de la scène politique française, tous bords confondus.

«Vous payez d'abord, ensuite vous paierez encore pareil»

«Le plan Castex contre la hausse des prix c'est simple : vous lui donnez votre montre et il vous donne l'heure. Vous payez d'abord, ensuite vous paierez encore pareil», a par exemple tancé le chef de file des insoumis, Jean-Luc Mélenchon.

«Les annonces du Premier ministre en matière de pouvoir d'achat sont un cautère sur une jambe de bois. Les Français n'ont pas besoin de mesurettes électoralistes, mais d'une baisse réelle et durable du prix des énergies et de l'essence !», a pour sa part fustigé Marine Le Pen qui, mi-septembre, a quitté la tête du RN afin de se consacrer à sa campagne présidentielle.

«Le gouvernement propose un bouclier tarifaire pour le gaz jusqu’en avril. C’est à dire jusqu’aux présidentielles. Les augmentations ça sera pour après !», a de son côté ironisé le sénateur républicain Bruno Retailleau.

«Entre demi-mesures, calculs électoraux et vrais oubliés, le Gouvernement est-il à ce point coupé des réalités de notre pays pour ne pas prendre conscience de l’urgence vitale qu’il y a à protéger réellement le pouvoir d’achat des Français», a quant à elle déploré sa camarade à l'Assemblée nationale, Michèle Tabarot.

«Le "bouclier tarifaire" sur le gaz annoncé par le Premier Ministre n'en est pas vraiment un, car il y aura des rattrapages de factures après avril. C'est un simple lissage de la hausse. Mais la comm l'emporte... et peu de médias le souligne...» (sic), a encore critiqué le député Matthieu Orphelin, ex-LREM.

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