Un Napoléon grimé en livreur Deliveroo remplace la statue équestre de la mairie de Rouen

Un Napoléon grimé en livreur Deliveroo remplace la statue équestre de la mairie de Rouen© Lou BENOIST Source: AFP
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Façade de l'hôtel de ville de Rouen, dans le nord-ouest de la France, le 6 janvier 2020 (image d'illustration).
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Un artiste plasticien a installé une statue d'un Napoléon représenté en livreur Deliveroo devant l'Hôtel de Ville de Rouen le 19 septembre. La mairie a assuré qu'il ne s'agissait pas d'une commande ni d'une volonté politique.

Une surprise attendait les habitants de Rouen le 19 septembre au matin : une statue de Napoléon déguisée en livreur Deliveroo en lieu et place de la statue équestre trônant habituellement devant leur Hôtel de Ville.

France Bleu rapporte que la nouvelle statue a fait réagir quelques personnes, plutôt mitigées. Un passant estime par exemple : «C'est marrant. Mais bon ça me fait penser que la statue équestre de Napoléon n'aurait pas due être enlevée. Elle a toujours été là, elle fait partie de la place.»

Il s'agit de l'œuvre de Mieszko Bavencoffe, artiste originaire de Rouen, qui a profité de l'absence de la statue, retirée pour restauration. Une substitution qui a coïncidé avec le souhait du maire de la ville, Nicolas Mayer-Rossignol, de la remplacer durablement mais au profit de Gisèle Halimi, ancienne députée et avocate connue du Front de Libération Nationale (FLN) durant l'insurrection algérienne. Une consultation a d'ailleurs été lancée par l'édile.

Le maire rouennais a cependant assuré ne pas être à l'initiative de l'œuvre de Mieszko Bavencoffe. S'exprimant sur son compte Twitter, Nicolas Mayer-Rossignol a assuré, après avoir demandé à ses abonnés ce qu'ils en pensaient : «Cette œuvre n'est pas le résultat d'une politique ni d'une commande de la mairie, mais de la volonté indépendante d'un artiste local.»

Cette déclaration n'a pas empêché un conseiller national de Les Républicains (LR) de monter au créneau : «Le maire écolo-pastèque de Rouen s’amuse encore à insulter notre histoire, notre héritage et à remettre une pièce dans la machine du wokisme ainsi que la cancel culture», a ainsi tweeté Edouard Varin.

L'artiste s'est pour sa part défendu de toute démarche politique, selon France Bleu. «C'est un bon endroit pour l'exposer. Je voulais surtout faire marrer les gens. J'aime bien travailler sur les figures historiques aussi. Je voulais moderniser Napoléon. Il porte des Air Max, du Lacoste. Il a la classe quand même. Tout le monde voudrait être habillé comme ça non ?», a-t-il déclaré.

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