Manifestations contre le pass sanitaire : le gouvernement doit-il s’en inquiéter ?

Manifestations contre le pass sanitaire : le gouvernement doit-il s’en inquiéter ?© Capture d'écran
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Stépahane Rozès, politologue et enseignant à HEC et Sciences Po (gauche) et Gilles Casanova, expert en stratégie et communication, sur RT France, le 28 août 2021.
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Pour commenter la forte mobilisation contre le pass sanitaire, le politologue Stéphane Rozès et l'expert en stratégie et communication Gilles Casanova ont exposé leur analyse sur l'antenne de RT France.

Gilles Casanova, expert en stratégie et communication et Stéphane Rozès, politologue et enseignant à HEC et Sciences Po étaient à l'antenne de RT France ce 28 août pour commenter les mobilisations contre le pass sanitaire en France.

Il y a des gens très différents heurtés par cette idée d'un passeport social qui va les autoriser à avoir une vie sociale

Pour Stéphane Rozès, le gouvernement et les observateurs ont enregistré qu'il y avait «une minorité importante qui s'exprimait contre le pass sanitaire et/ou l'obligation vaccinale». Le politologue note que «l'inquiétude est un peu partout» et que le gouvernement «tente de montrer qu'il maîtrise une situation fort instable qui rend la plupart des personnes inquiètes, dans l'attente, en espérant tenir les différentes contraintes au quotidien».

Pour Gilles Casanova, le gouvernement devrait réfléchir à l'idée induite par «ce passeport à points pour autoriser la vie sociale». «Cela pourrait être demain attribué à un autre sujet», imagine-t-il. De son point de vue, cette perspective est au centre de l'inquiétude des opposants au pass sanitaire. «Il y a des gens très différents heurtés par cette idée d'un passeport social qui va les autoriser à avoir une vie sociale à proportion de l'exécution qu'ils feront des consignes gouvernementales», analyse-t-il. «Qu'est-ce qui dit que ce pass sanitaire ne sera pas désactivé pour ceux qui n'auront pas la troisième dose à Noël ? Ce dispositif peut s'installer dans la durée dans la société», affirme le communicant qui rappelle que le plan Vigipirate «a été mis en place pour trois semaines à titre exceptionnel il y a 27 ans et qu'il est toujours en vigueur».

Stéphane Rozès estime pour sa part que «nous ne sommes pas en dictature». «Cette expérience [la pandémie] à laquelle personne ne s'attendait bouscule évidemment tout le monde, et les gouvernants de chaque pays, selon sa culture, selon ses représentations réagissent différemment», analyse-t-il. «En démocratie, le politique a les moyens de s'adapter à des situations, la situation il y a un mois n'est pas la même aujourd'hui», de son point de vue. 

Plus de 200 manifestations ont eu lieu à travers le pays ce 28 août, dont quatre cortèges à Paris, pour ce nouveau samedi de mobilisation contre les mesures sanitaires.

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