Une contre-Marche des fiertés «antiraciste et anticapitaliste» organisée à Paris

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Le 20 juin, en marge des élections régionales, plusieurs associations et collectifs ont manifesté à à Paris pour une «Marche des fiertés antiraciste et anticapitaliste», la faisant coïncider avec la Journée mondiale des réfugiés.

La «Marche des fiertés antiraciste et anticapitaliste» qui s'est déroulée le 20 juin s'est voulue une alternative à la traditionnelle «Marche des fiertés de l’Inter-LGBT» prévue le 26 juin. Autorisée par la préfecture le 15 juin, le cortège a démarré vers 14h à la place de l'Opéra à Paris pour se terminer à Châtelet.

Mur par mur, pierre par pierre nous détruirons les centres de rétention

Ses organisateurs ont par ailleurs désiré qu'elle coïncide avec la Journée mondiale des réfugiés afin qu'elle soit plus inclusive. Différents slogans ont ainsi ponctué la manifestation aux pieds de l'Académie nationale de musique tels que «Mur par mur, pierre par pierre nous détruirons les centres de rétention» ou «décolonise ton esprit de l'hétérosexualité».

Une militante du collectif Du Pain et des Roses a ainsi expliqué que toutes les «revendications sont liées à toutes celles qui luttent contre le racisme, l'ordre capitaliste».

Camille, une manifestante, se réjouit ainsi d'avoir «des lieux de rencontre entre personnes qui font parties de minorités et qui sont un peu marginalisées dans la société.» Elle revendique un «droit à l'existence» et «le droit d'être là, dans l'espace public».

Les organisateurs ont toutefois affiché sur leur compte Twitter un avertissement concernant les photographes qui auraient désiré se rendre sur les lieux en leur demandant de ne prendre aucun cliché par peur «des conséquences dramatiques» que cela pourrait selon eux engendrer.

Cette marche s'inscrivait aussi dans une démarche antiraciste en affichant son soutien aux immigrés sans papiers. Le compte Twitter du média «Révolution permanente» a ainsi présenté l'ambition de dénoncer «la politique impérialiste et coloniale de l'Etat français». «Nos fiertés ne sont ni nationales ni patronales, elles sont internationales», peut-on encore lire. La présidente de l'association Bureau d'accueil et d'accompagnement des migrants (BAAM) présente dans un des cortèges à quant à elle déclaré : «Nous on manifeste pas à côté de la police, du Flag, ni à côté d'Air France qui participe à la machine à expulser en France».

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