Pour la ministre Elisabeth Moreno, Napoléon était l'«un des plus grands misogynes»

Pour la ministre Elisabeth Moreno, Napoléon était l'«un des plus grands misogynes»© REUTERS / LUDOVIC MARIN
Le tombeau de Napoléon Bonaparte aux Invalides à Paris le 26 octobre 2020.

Interrogé sur une éventuelle célébration du bicentenaire de la mort de l'Empereur, la ministre de l’égalité et de la diversité Elisabeth Moreno a botté en touche, affirmant simplement que Napoléon Bonaparte était un misogyne.

Invitée du Grand Jury organisé par RTL, LCI et Le Figaro, le 7 mars la ministre chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la diversité et de l'égalité des chances Elisabeth Moreno a eu toutes les peines du monde à prendre position sur une éventuelle célébration du bicentenaire de la mort de Napoléon, le 5 mai 2021.

Après avoir laissé échappé un long rire nerveux, la ministre a refusé de se positionner, reconnaissant que Napoléon Bonaparte était «un grand homme de l’histoire française», mais soulignant qu'il était l’«un des plus grands misogynes» qu'il lui avait été donné de lire.

Rebondissant sur les propos de la ministre, le journaliste lui a alors demandé si elle serait malgré tout prête à s’associer de bonne grâce à de potentielles célébrations. «De bonne grâce, il ne faut pas exagérer. Mais je fais partie du gouvernement donc je m’associe à ce que fait le gouvernement», a-t-elle lancé prudente. Visiblement gênée, la ministre a ponctué son intervention en disant qu’il lui faudrait un peu plus de temps «pour y réfléchir».

«A ce stade, il n'y avait pas de séquence particulière de programmée»

Cet avis donné par la ministre intervient dans un contexte où Emmanuel Macron n'a toujours pas fait part de ses intentions sur une éventuelle célébration de la mort de l'empereur, le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène.

Le député Les Républicains Julien Aubert avait écrit dans une tribune publiée dans le JDD, qu’«ignorer le bicentenaire de la mort de Napoléon serait une faute contre la nation». Ne pas célébrer «le petit caporal» serait «une erreur qui engage une responsabilité» car, pour l'élu gaulliste, «en refusant de commémorer Napoléon, l'Etat refuserait de célébrer le récit national et ce qui fait de nous des Français».

Le député de La France insoumise (LFI) Alexis Corbière invitait lui à ne rendre aucun «hommage officiel». «[Napoléon] a été le fossoyeur [de la République] en mettant fin à la première expérience républicaine de notre histoire pour créer un régime autoritaire», a-t-il déclaré. Contacté par RT France le 5 mars, le service de communication du Premier ministre avait fait savoir «qu'à ce stade, il n'y avait pas de séquence particulière de programmée».

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