La classe politique française sous le choc après la décapitation d'un professeur de collège

La classe politique française sous le choc après la décapitation d'un professeur de collège© ABDULMONAM EASSA Source: AFP
Les forces de l'ordre à Eragny, où l'auteur présumé de la décapitation d'un enseignant a été abattu par la police.

Ce 16 octobre, un professeur de collège, qui avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet en cours, a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine. Les responsables politiques, de LFI au RN en passant par LREM ou LR, ont aussitôt réagi.

A gauche comme à droite, la classe politique française est sous le choc après la décapitation d'un enseignant, survenue en fin d'après du 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). L'agresseur présumé a été abattu par la police, dans la ville voisine d'Eragny-sur-Oise (Val-d'Oise).

Selon une source policière citée par l'AFP, la victime, un professeur d'histoire du collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, avait récemment montré à ses élèves des caricatures de Mahomet en cours. Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête, ouverte pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Emmanuel Macron se rend dans la soirée à Conflans-Sainte-Honorine. Le président de la République est passé auparavant par la cellule de crise mise en place au ministère de l'Intérieur, où il a été rejoint par le Premier ministre, Jean Castex, a indiqué Matignon.

«C'est la République qui est attaquée», a de son côté déclaré le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.

A l'Assemblée nationale, les députés se sont levés en début de soirée pour saluer la mémoire de la victime de ce que le président de séance Hugues Renson (LREM) a qualité d'«abominable attentat».

Auprès de RT France, le maire d'Eragny-sur-Oise, Thibault Humbert, a exprimé son «indignation», sa «consternation» et sa «révolte».

Pour Jean-Luc Mélenchon, l'assassin «salit sa religion [...] nous inflige à tous l'enfer»

A gauche, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé un «ignoble crime». «En fait l'assassin se prend pour le dieu dont il se réclame. Il salit sa religion. Et il nous inflige à tous l'enfer de devoir vivre avec les meurtriers de son espèce», a-t-il commenté.

Son collègue insoumis à l'Assemblée, Alexis Corbière, s'est élevé contre le «fanatisme religieux meurtrier» et a appelé les Français à ne pas laisser «la haine et la violence des fous de Dieu déchirer» le pays.

Du côté gauche également du spectre politique, le député Boris Vallaud a exprimé son «immense émotion» et sa «révolte» face à un «acte barbare terroriste», tandis que l'eurodéputé du Parti socialiste européen Raphaël Glucksmann a dénoncé «l'horreur sans limite du fanatisme djihadiste».

«Décapité en pleine rue pour avoir fait un cours sur la liberté d'expression et montré les caricatures de Mahomet. Nausée devant l'horreur sans limite du fanatisme djihadiste», a tweeté le secrétaire national d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), Julien Bayou.

Aurore Bergé : «Le séparatisme islamiste doit être combattu sans relâche»

Au centre de l'échiquier politique, Aurore Bergé, député LREM des Yvelines, a twitté:  «Ça n'est pas "un coup de folie". Le terrorisme islamiste tue. Le séparatisme islamiste doit être combattu sans relâche, sans jamais faiblir. La réponse pénale doit être maximale».

L'ancien ministre de l'Intérieur et président du groupe LREM à l'Assemblée, Christophe Castaner, a rendu hommage «aux hussards noirs de la République, eux qui, chaque jour, en transmettent les valeurs».

Eric Ciotti appelle à en finir avec la «demi-mesure» 

A droite, la présidente de la région Ile-de-France (Les Républicains) Valérie Pécresse a déclaré sur Twitter : «Face à ceux qui veulent nous détruire, détruire la parole libre de nos enseignants, nous devons être implacables et cesser de regarder ailleurs !»

Le député du même parti Eric Ciotti a martelé que nous étions «en guerre» contre l'islamisme. Partant, l'élu LR a appelé à en finir avec  «les mots», la «demi-mesure» et «la lâcheté».

Marine Le Pen : «L'islamisme nous mène une guerre»

La présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen, a twitté en réaction à l'attaque : «Un professeur décapité pour avoir présenté les caricatures de Charlie Hebdo : nous en sommes, en France, à ce niveau de barbarie insoutenable.» Et d'ajouter : «L'islamisme nous mène une guerre : c'est par la force que nous devons le chasser de notre pays»."

«L'attaque est en lien avec les caricatures de Mahomet : il ne faut plus céder un millimètre de mot, de geste, d'action, de concession, de répression au terrorisme islamique !», a de son côté commenté le député RN Gilbert Collard.

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