Raoult visé par une plainte pour «manquements» et «diffusion de fausses informations»

Auteur: RT France

Devenu une personnalité publique de premier plan dès les prémices de la crise sanitaire en France, le professeur marseillais Didier Raoult est visé par une plainte auprès de l’Ordre des médecins, déposée en juillet 2020, comme le rapporte Le Figaro.

Comme l'a révélé Le Figaro le 2 septembre, la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) a déposé plainte contre Didier Raoult au mois de juillet auprès du Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône. 

«La Spilf – qui rassemble plus de 500 spécialistes des maladies infectieuses – reproche au microbiologiste d’avoir enfreint pas moins de neuf articles du code de déontologie médicale», explique le journal. Entre autres griefs visant le professeur marseillais, la société savante lui reprocherait notamment d'avoir promu «un traitement qui n’a pas démontré son efficacité», procédé à «la diffusion de fausses informations auprès du public» ou encore d'être responsable de «graves manquements au devoir de confraternité».

Sans surprise donc, le traitement à base d’hydroxychloroquine publiquement promu par Didier Raoult dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, et régulièrement prescrit par ses équipes, figure parmi les points qui lui valent le plus d'hostilité de la part de ses confrères plaignants. «Le Professeur Didier Raoult a délibérément prescrit de l’hydroxychloroquine souvent associée à de l’azithromycine à des patients atteints de Covid-19 sans qu’aucune donnée acquise de la science ne soit clairement établie à ce sujet, et en infraction avec les recommandations des autorités de santé», peut-on par exemple lire dans le texte cité par Le Figaro, qui précise : «Les auteurs de la plainte rappellent que le code de déontologie interdit aux médecins de présenter comme "salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé".»

La Spilf accuse en effet le directeur d'études à l'IHU de Marseille de ne pas avoir réalisé ses essais cliniques dans le cadre légal requérant «l'inclusion d’enfants» ou encore l«’autorisation d’un comité d’éthique». Le Figaro rappelle qu'«une enquête de l’Agence de sécurité du médicament est en cours».

Toujours selon le journal : «La plainte devrait d’abord donner lieu à une proposition de conciliation entre les deux parties. Si celle-ci n’aboutissait pas, le dossier sera instruit par la chambre disciplinaire régionale, présidée par un magistrat.»

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