200 policiers se réunissent devant le Bataclan contre les accusations de racisme et de violence

200 policiers se réunissent devant le Bataclan contre les accusations de racisme et de violence© RT France, @CharlesBaudry
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Des policiers manifestent le soir du 26 juin, devant le Bataclan à Paris.

Des policiers manifestent depuis plusieurs semaines pour exiger des «actes forts» de leur ministère, dans un contexte d'accusations de violence et de racisme ciblant leur profession. Le soir du 26 juin, ils se sont mobilisés devant le Bataclan.

Quelque 200 policiers se sont réunis le soir du vendredi 26 juin devant le Bataclan à Paris, lieu hautement symbolique, afin de protester contre les accusations de violences policières et de racisme à l'encontre de leur profession, et dénoncer un manque de soutien du ministère de l'Intérieur.

Plusieurs dizaines de véhicules de police ont bloqué la rue devant la salle de concert, endeuillée par les attentats du 13-Novembre, aux alentours de 23h30. Les policiers, en civil ou en uniforme, ont jeté au sol leurs menottes et brassards, en un geste symbolique devenu rituel lors de mobilisations de policiers en colère.

Rituel également : les policiers ont entonné La Marseillaise

«On réfute les accusations de violences et de pseudo-racisme», a confié un des participants à l'AFP – sous couvert d'anonymat –, ajoutant : «On ne comprend pas d'avoir été acclamés à l'époque des attentats et d'être pointés du doigt aujourd'hui.» Lors des attentats du 13 novembre 2015, rappelle l'agence de presse, deux policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) avaient été les premiers à intervenir au Bataclan et avaient tué l'un des assaillants.

Comme on peut le voir sur des images captées par notre reporter Charles Baudry, deux personnes arborant des Gilets jaunes ont apostrophé les policiers participant à la mobilisation, dénonçant notamment des «manifestations [de policiers] illégales» et une «mascarade».

Depuis son discours du 8 juin, au cours duquel il a annoncé la fin de l'enseignement d'une méthode d'interpellation dite de «la clé d'étranglement», Christophe Castaner doit faire face à la colère des policiers. Plusieurs rassemblements ont eu lieu ces deux dernières semaines, notamment en Ile-de-France, comme à l'esplanade de la Défense, devant l'Arc de Triomphe et au Trocadéro. De nombreux fonctionnaires reprochent au ministre de ne pas les soutenir suffisamment contre les accusations de violences policières et de racisme visant leur profession.

Lors d'un déplacement à l'École nationale de la police à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, le ministre a insisté le 26 juin sur «le respect» dû aux policiers et les a réassurés de son soutien. «Nous serons là pour défendre votre honneur, à chaque fois qu'il sera attaqué […] vous n'êtes pas seuls», a-t-il lancé à plusieurs nouveaux officiers et commissaires en fin de formation. En tout état de cause, les policiers participant aux manifestations de mécontentement ces dernières semaines demandaient des «actes forts» de l'exécutif.

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