En permission, un détenu radicalisé n'est pas retourné en prison

La prison de Meaux-Chauconin (capture site)
La prison de Meaux-Chauconin (capture site)

L'homme est recherché depuis une semaine. Il avait été condamné en 2013 pour braquage puis placé en détention à la maison d'arrêt de Meaux-Chauconin. Détail inquiétant, il avait affirmé à ses codétenus qu'«on entendra bientôt parler de [lui]».

L'homme, âgé d'une trentaine d'années, s'était radicalisé en prison. Il s'était en effet fait remarquer durant sa détention par une pratique assidue de la religion musulmane.

C'est lepoint.fr qui révèle cette affaire. Selon les informations du site, une source policière indiquerait que la situation est «sous contrôle». Un mandat d'arrêt a immédiatement été émis à l'encontre de l'évadé, a fait savoir également le ministère de la Justice.

L'homme, désormais en cavale, avait pourtant déjà bénéficié de permissions de sortie qui s'étaient déroulées sans accrocs.

Selon lepoint.fr, la prison de Meaux-Chauconin, en Seine-et-Marne, où était incarcéré le détenu, est également le lieu de détention d'un autre prisonnier au profil similaire, Jérémy Bailly. Ce dernier avait été mis en examen après une tentative d'attentat contre un magasin casher de Sarcelles et serait un membre présumé du groupe terroriste de Torcy-Cannes. 

Cependant, le Ministère de la Justice a réfuté l'hypothèse que le détenu en fuite serait Jérémy Bailly. La Chancellerie indique que Jérémy Bailly «ne bénéficie d'aucune permission de sortie». Quoi qu'il en soit, cette affaire met en lumière le danger, pour des délinquants de droit commun, de se radicaliser en prison.  

En savoir plus: Un programme judiciaire de déradicalisation testé en Alsace

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