Coronavirus : la France renforce ses contrôles avec l'Allemagne mais refuse de parler de «fermeture»

Coronavirus : la France renforce ses contrôles avec l'Allemagne mais refuse de parler de «fermeture»© Tobias Schwarz Source: AFP
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La France va renforcer à partir du 16 mars les contrôles à sa frontière avec l'Allemagne, sans toutefois la fermer. Berlin devrait prendre une mesure similaire vis-à-vis de la France, mais aussi de la Suisse et de l'Autriche, selon l'AFP.

«Nous allons limiter les traversées de la frontière au strict nécessaire, en laissant passer les personnes transfrontalières et le transport de marchandises. Mais ce n'est pas une fermeture» : alors que de plus en plus de pays européens ferment leurs frontières pour limiter la propagation du coronavirus, Paris se refuse toujours à prendre pareille décision mais fait un premier pas en ce sens, selon une source au ministère de l'Intérieur citée par l'AFP.

Une information confirmée par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter : «En contact étroit avec notre partenaire allemand, des contrôles renforcés à notre frontière commune sont mis en place pour lutter contre le Covid-19. Les échanges nécessaires (salariés transfrontaliers, transport de marchandises...) resteront possibles.»

De son côté, l'Allemagne devrait mettre en place des contrôles très renforcés à ses frontières avec la France, mais aussi la Suisse et l'Autriche. Seuls les travailleurs transfrontaliers et les transports de marchandises seront autorisés à passer, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale à Berlin, confirmant des informations du quotidien Bild. Une des raisons invoquées par les autorités allemandes, outre le contrôle de l'épidémie, est d'éviter que les citoyens des pays frontaliers ne viennent réaliser des achats de masse dans les magasins allemands et y vider les rayons, un phénomène déjà constaté.

Le 12 mars, Emmanuel Macron avait proposé à l'Union européenne d'examiner la mise en place de ce type de contrôles frontaliers renforcés autour de l'espace Schengen, voire de fermeture pour des zones jugées à risque. Le chef de l'Etat avait appelé à éviter «tout repli nationaliste», et, soucieux de défendre l'intégrité du bloc dans cette crise, s'était empressé de souligner qu'une décision concernant les frontières se devait d'être prise «à l'échelle européenne».

Une ligne à laquelle n'a pas dérogé son ministre de la Santé Olivier Veran, qui a assuré le 13 mars sur l'antenne d'Europe 1 qu'une fermeture des frontières n'avait «pas d'intérêt» d'un point de vue scientifique.

Un point de vue que ne semblent pas partager un certain nombre de pays de l'Union européenne, qui ont décidé de fermer leurs frontières ou d'instaurer des contrôles rigoureux.

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