France

Les pro-Frexit et souverainistes ont célébré ensemble la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne

A l'initiative de l'UPR de François Asselineau, une soirée a été organisée à Paris, le 31 janvier, pour fêter le Brexit. Joie et espoir étaient au rendez-vous pour de nombreux invités issus de bords politiques différents.

A l'occasion de la sortie officielle du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), le chef de file de l'Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a organisé une soirée dans le 11e arrondissement de Paris, le 31 janvier au soir, à laquelle étaient conviés de nombreux pro-Brexit aux étiquettes politiques diverses. Etaient notamment présents Jean-Frédéric Poisson (Parti chrétien démocrate), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Florian Philippot (Les Patriotes), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) ou encore Georges Kuzmanovic (République souveraine).

Actuellement, sur l'ensemble du spectre politique français, l'UPR et Les Patriotes sont parmi les seuls partis à se positionner et militer en faveur du Frexit, soit pour la sortie de la France de l'UE. Les pro-Frexit misent ainsi sur l'exemple du Royaume-Uni pour accroître leur crédibilité, populariser leurs programmes et prouver qu'une sortie de l'instance supranationale européenne pourrait avoir des conséquences positives pour la majorité des Français.

«C'est une grande joie [...] et une victoire de la démocratie», s'est réjoui François Asselineau pour RT France en préambule de la soirée dédiée à «célébrer le Brexit». 

Malgré les nombreux contretemps et achoppements qu'ont subis les Britanniques pour sortir de l'UE depuis le référendum de juin 2016 jusqu'au 31 janvier 2020, le Brexit s'est tout de même réalisé. C'est sur ce point plein d'espoir que le président de l'UPR a souhaité insister : «Beaucoup de gens disaient, l'an dernier encore, on ne peut pas sortir de l'Union européenne. Vous voyez bien, au Royaume-Uni, ils n'y arrivent pas. C'est cet obstacle qui vient d'être levé.»

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, était présent à cette soirée. Il a exprimé sa volonté de rassembler ceux «qui pensent un peu différemment, mais qui sont attachés à l'indépendance nationale et aux valeurs de la France». Nicolas Dupont-Aignan a ensuite rendu hommage aux Britanniques qui, selon lui, «montrent la voie de la résistance». 

«A partir du moment où il y a un exemple concret qui va évidemment très bien se passer [...] les Français vont pouvoir constater d'eux-mêmes que [le Brexit] c'est possible, et qu'en plus ça se passe bien. Et que ça se passe mieux que quand on est dans la prison de l'Union européenne», a déclaré Florian Philippot, président des Patriotes. Celui-ci s'est également dit très ému de la sortie effective de la Grande-Bretagne de l'UE, et de l'initiative «extraordinairement intelligente» de François Asselineau d'organiser cette soirée.

Peu de temps après dans la soirée, les invités se sont adonnés au décompte du Brexit, mimant celui souvent réalisé lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Le Brexit, une fois concrétisé, a donné lieu à une explosion de joie.

Les convives pro-Brexit et pro-Frexit ont ensuite entonné l'hymne britannique, avant de chanter La Marseillaise

«Aujourd'hui est un grand jour. On a rêvé de ce jour», s'est félicité Nicolas Dupont-Aignan en fin de soirée. Et de continuer : «Du fait que le Brexit, comme il va réussir pour la Grande-Bretagne puisque la liberté paye toujours plus que la servitude, je pense que les Français vont évoluer.»

«Ça redonnera un peu de bonheur à notre peuple, et c'est tout ce qu'on peut souhaiter», a estimé Florian Philippot en clôture de soirée. Avant de déclarer : «Je suis gaulliste [...] J'ai toujours considéré que le clivage gauche/droite était mort depuis longtemps.»

Peu de temps avant cette soirée «pour célébrer le Brexit», Nicolas Dupont-Aignan plaidait, le 20 janvier au cours d'une conférence de presse, en faveur de l'organisation d'une «grande primaire pour la France» des opposants «républicains et patriotes» à Emmanuel Macron, potentiellement en 2021. «C'est aux Français de choisir le meilleur candidat pour gagner face à Emmanuel Macron en 2022, autour d'un programme commun», avait-il tweeté à l'issue de ses vœux devant la presse, le 20 janvier. Pour l'heure, seul Florian Philippot y a répondu favorablement.

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