Le président François Hollande juge «nécessaires» des frappes françaises en Syrie

François Hollande Source: Reuters
François Hollande

Le président François Hollande a jugé ce lundi que la France devra mener des frappes aériennes contre le groupe Etat islamique en Syrie.

C'est lors d'une conférence de presse commune avec son homologue du Nigeria Muhammadu Buhari à Paris que le Président français : «Nous avons annoncé des vols de reconnaissance permettant d'envisager des frappes si c'était nécessaire, et ce sera nécessaire en Syrie».

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Il semble donc que François Hollande soit allé un pas plus loin dans ses intentions militaires en Syrie. Au cours de la conférence de presse à l'Elysée il y a tout juste une semaine, il n'avait en effet évoqué, avec beaucoup de prudence, que des «frappes éventuelles».

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Il y a une semaine, le chef de l'Etat avait ordonné à l'armée française de mener des opérations aériennes de renseignement au-dessus de la Syrie, comme elle le fait depuis un an en Irak. 

Dès mardi, des vols de reconnaissance ont eu lieu au-dessus de la Syrie. En développant ce sujet suite aux questions des journalistes, le président a expliqué la semaine dernière que «selon les informations que nous recueillerons [...], nous serons prêts à faire des frappes» contre l'EI, excluant de fait toute intervention au sol.

François Hollande, en la présence de son homologue nigérian, a également fait un lien entre l’Etat islamique et le groupe islamiste Boko Haram qui fait rage au nord-est du Nigéria.«Boko Haram est lié nous le savons à Daesh et donc reçoit des aides, des soutiens de ce groupe. Lutter contre Boko Haram c'est lutter contre Daech. Et nous ne pouvons plus distinguer le terrorisme selon les régions, c'est le même terrorisme, inspiré par les mêmes idéologies de mort», a-t-il expliqué.

 

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