Pour répondre à la «crise de la représentation», Hollande plaide pour la décentralisation

Pour répondre à la «crise de la représentation», Hollande plaide pour la décentralisation© Kena Betancur Source: AFP
François Hollande, le 18 novembre, lors d'une rencontre avec des étudiants à New York (image d'illustration).

Interrogé à l'occasion des Journées nationales des femmes élues, l'ancien chef de l'Etat a déploré la crise de la représentation dans le pays, à laquelle il recommande de répondre par plus de décentralisation.

«Il y a une crise de la représentation, pas simplement au plus haut niveau, parce que la défiance touche de manière très injuste tous les élus. C'est un symptôme de la crise de la démocratie» : lors des Journées nationales des femmes élues (JNFE) ce 22 novembre à Issy-les-Moulineaux, François Hollande a livré une analyse de la crise que traverse le pays sonnant comme un écho aux critiques formulées par les Gilets jaunes.

Il faut dire que d'après l'ancien chef de l'Etat, «le citoyen est devenu de plus en plus un consommateur, très exigeant à l'égard de ses élus, comme s'ils étaient des personnes de service, comme s'ils devaient répondre comme des fonctionnaires à une demande». 

Que faire pour répondre à cette crise démocratique ? Pour l'ancien chef de l'Etat, la réponse se trouve dans «la décentralisation», le problème étant qu'aujourd'hui, «tout remonte» au président de la République, ce qui n'est «pas sain dans une démocratie et aggrave la concentration du pouvoir» au sommet.

Mais cela tombe bien, puisque d'après François Hollande, c'est une tâche à laquelle il s'est attelé lors de son mandat à la tête de l'Etat, bien qu'il reconnaisse quelques embûches sur son chemin. «Je peux regarder avec fierté mais aussi regrets ce que j'ai fait en tant que président de la République, notamment le fait d'avoir amplifié l'intercommunalité, mais il n'y a pas eu de transferts de compétences [alors] le mouvement de décentralisation s'est ralenti», a-t-il regretté.

Autre raison de cette crise : la faiblesse des grandes formations politiques, qu'elles soient anciennes ou nouvelles, qui débouche sur «la fragmentation de l'offre politique, et, comme on va le voir aux municipales, la prolifération des listes». Il y a donc aujourd'hui «nécessité de réintroduire des corps intermédiaires», dit-il. «Les partis sont affaiblis, les syndicats sont divisés, alors qui va pouvoir faire ce travail de représentation, de délégation, de propositions ? Eh bien, ce sont les élus locaux !».

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