Un pont s'effondre au nord de Toulouse : deux morts

Un pont s'effondre au nord de Toulouse : deux morts
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Au moins deux personnes ont perdu la vie après l'effondrement d'un pont routier suspendu enjambant le Tarn à Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse. Un camion pesant plus du double du poids maximal autorisé aurait causé le drame.

Le pont métallique qui reliait Mirepoix-sur-Tarn et Bessières (Haute-Garonne) et enjambait le Tarn s'est effondré ce 18 novembre au matin. Un camion et une voiture se trouvaient sur le pont au moment de l'accident. Le bilan au soir, était de deux morts : une adolescente de 15 ans a été tuée dans l'effondrement ;  son corps a été retrouvé dans la matinée. Un deuxième corps, celui du chauffeur d'un camion, a été retrouvé, selon le maire de Mirepoix-sur-Tarn, Eric Oget.

Le 19 novembre, ce dernier a fait savoir que le camion ayant emprunté le pont pesait avec son chargement plus de 40 tonnes, soit plus du double du poids maximal autorisé. «[Les plongeurs de la gendarmerie] ont reconnu l'engin et en faisant l'addition du poids du camion, de ce qu'il transportait, de la toupie, on estime à plus de 40 tonnes, largement. C'était un camion de gabarit hors norme, le pont a craqué», a expliqué le maire.

«On recense d'ores-et-déjà une victime de 15 ans [dont le corps a été repêché], sa mère [...] qui était dans le véhicule a pu être sauvée, notamment par des témoins», avait déclaré à l'AFP dans la matinée du 18 novembre le procureur de Toulouse Dominique Alzéari.

Le président du conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric, s'était empressé de présenter ses «pensées aux victimes de l'effondrement du pont», avant d'annoncer qu'une enquête était en cours «pour déterminer les causes de ce terrible accident».

Ce pont d’une longueur de 150 mètres avait été rénové en 2003 par le Conseil départemental de Haute-Garonne.

L'inspection de l'ouvrage confiée en 2017 par le département de la Haute-Garonne au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema, un organisme de l'Etat) n'avait «révélé aucune faille de sécurité», a rappelé le ministère de la Transition écologique et solidaire. «Une inspection visuelle réalisée par les services du département en 2018 a confirmé ce diagnostic», a-t-il ajouté.

En outre, il y aurait, en Haute-Garonne, trois autres ponts suspendus de ce type, dont le pont de Villemeur, qui devrait être inauguré la semaine prochaine, après plusieurs mois de lourds travaux.

Lire aussi : Plus de 1 700 ponts risquent de s'effondrer en France, selon un rapport parlementaire

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