Rennes : des projections du film J’accuse de Polanski annulées après une action de féministes

- Avec AFP

Rennes : des projections du film J’accuse de Polanski annulées après une action de féministes© Thomas SAMSON Source: AFP
Le réalisateur Roman Polanski s'exprime dans un cinéma parisien après la projection de son dernier film J’accuse, le 4 novembre 2019 (image d'illustration).
Suivez RT France surTelegram

Le soir du 16 novembre, des militants féministes ont envahi un cinéma de Rennes pour protester contre la diffusion de J’accuse de Roman Polanski, visé par une nouvelle accusation de viol. La séance a finalement été annulée par la direction.

Des militants féministes opposés à la diffusion de J'accuse de Roman Polanski, visé par une nouvelle accusation de viol, ont perturbé, dans la soirée du 16 novembre, une séance de cinéma du Théâtre national de Bretagne (TNB) à Rennes, qui a été annulée.

 

«On a envahi le TNB à Rennes pour exiger la déprogrammation de J'accuse ! Des centaines de personnes ont été évacuées, on attend de rencontrer le directeur qui a expliqué dans une lettre que projeter J'accuse c'était ouvrir le débat», a posté sur Twitter «Jeanne La Rouge», militante féministe et syndicaliste étudiante. Après une longue discussion avec les militants, la direction a décidé de déprogrammer les trois séances prévues ce 17 novembre mais a maintenu les suivantes.

Dans une lettre publiée sur le site du TNB, le directeur Arthur Nauzyciel explique les raisons de son choix. Ce film «traite d’un sujet brûlant et d’une page d'histoire honteuse de notre pays et dont le scandale se perpétue encore aujourd’hui», rappelle-t-il. «Cependant, son réalisateur fait l’objet depuis des années de plaintes pour viols et de demandes de réparation en justice. Et depuis des années, notre société est engourdie jusqu’à la surdité quant aux questions de harcèlements sexuels et de violences faites aux femmes», poursuit-il.

Déprogrammer le film serait évacuer le débat

A la question de savoir si l'on peut «dissocier l’œuvre de l’homme», il répond : «Ne désirant pas penser seul cette expérience inédite, je prends le risque de maintenir les séances du film pour que cela ouvre une brèche dans la compréhension de ce que nous traversons.» «Déprogrammer le film serait évacuer le débat, sa complexité, et nous ferait rater une chance de conscientiser ce que nous traversons en apprenant de nos erreurs, si ce choix, car c’en est un, s’avère en être une», conclut-il.

Une nouvelle action prévue le 18 novembre

Interrogée par l'AFP, la militante féministe rennaise a jugé que le TNB «posait beaucoup de questions, sans apporter beaucoup de réponses comme pour se dédouaner de programmer le film». «Le TNB a un pouvoir sur les films qu'il programme et déprogrammer un film serait un acte fort. Diffuser ce film est une manière de construire une forme d'impunité à travers la renommée, la position de pouvoir que confère à Roman Polanski sa notoriété», a ajouté Jeanne, précisant qu'une action serait reconduite le 18 novembre.

Valentine Monnier, photographe française, ancien mannequin qui a joué dans quelques films dans les années 80, accuse Roman Polanski de l'avoir frappée et violée en 1975 en Suisse alors qu'elle avait 18 ans.

La situation de Roman Polanski sera discutée le 18 novembre par les responsables de l'ARP, organisation comprenant plus de 200 cinéastes, lors d'une réunion qui devrait établir de nouvelles règles pour les membres condamnés ou poursuivis pour des violences sexuelles.

Lire aussi : Une Française accuse Roman Polanski de l'avoir violée en 1975

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix