Migrants : évacuation du camp parisien d’Austerlitz, le relogement pourrait se faire dans la semaine

Le campement va être évacué sur décision de justice. Les populations pourraient être relogées dans la semaine.© Capture d'écran du compte Twitter @Europe1
Le campement va être évacué sur décision de justice. Les populations pourraient être relogées dans la semaine.

La justice a ordonné le démantèlement du campement de la gare d’Austerlitz à Paris. Une partie des 400 personnes concernées, majoritairement des migrants, pourraient être relogés dans la semaine.

Près de 200 tentes. Pour certaines installées depuis plusieurs mois. Le campement de migrants situé à proximité de la gare parisienne d’Austerlitz vit des dernières heures. La justice a donné son feu vert à l’évacuation du lieu de fortune.

Quelques 400 personnes, dont une majorité de migrants, vont donc être priées de quitter les lieux. C’est le tribunal de grande instante de Paris, saisi par la mairie, qui a rendu l’ordonnance d’expulsion.

Un relogement qui pourrait intervenir dans la semaine

Selon une source proche du dossier, le relogement des personnes évacuées dans un centre d’accueil est susceptible d’intervenir dans la semaine. Vendredi, la maire de Paris, Anne Hidalgo, est allée dans ce sens. «Les places ont été constituées» a t-elle déclarée lors de la visite d’un de ces établissements. L’édile a tenu à rassurer ces populations : «Ce serait aberrant de dire que ceux qui arrivent sont traités avec rapidité alors que les autres sont laissés dehors. Je veux les rassurer".

Des réfugiés plein d’espoir

Du côté des concernés, on regarde vers le futur. «On espère tous qu'on va être relogés. Ici, il n'y a pas de toit, il y a de plus en plus de monde et il commence à faire froid. Et il n'y a que de rares volontaires pour nous aider, rien de l'Etat, pas de médecin par exemple», témoignait jeudi, en anglais, Sharif, 22 ans et étudiant soudanais.

Certains résidents du campement dormaient dans des tentes depuis plusieurs mois. © Capture d'écran du compte Twitter @PolitiqueNewz
Certains résidents du campement dormaient dans des tentes depuis plusieurs mois.

Il poursuit : «Au Darfour déjà, mon rêve c'était de venir en France. D'autres, c'était les Etats-Unis, moi c'était Paris. Moi, je veux un toit, des papiers et la possibilité d'étudier pour aller à l'université et un jour, pourquoi pas, écrire un livre. C'est mon rêve et je sais qu'il se réalisera, demain, dans une semaine, un mois, un an ou plus. J'y crois».

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales