Attaque de Bayonne : selon une expertise, le suspect a une «altération partielle» du discernement

Attaque de Bayonne : selon une expertise, le suspect a une «altération partielle» du discernement© GAIZKA IROZ Source: AFP
Le procureur de la République de Bayonne Marc Mariée (au centre) lors de la conférence de presse du 29 octobre 2019, entouré par des responsables de la gendarmerie (à gauche), et de la police (à droite).

Le suspect de l'attaque contre la mosquée de Bayonne qui a fait deux blessés graves, a une «altération partielle» du discernement, selon une expertise psychiatrique. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Nouvel élément concernant Claude Sinké, l'octogénaire, suspecté d'avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne et blessé deux hommes à l'arme à feu le 28 octobre : une expertise psychiatrique a conclu à «une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes», selon un communiqué du 30 octobre du procureur de la ville, Marc Mariée. Celui-ci a précisé que ce diagnostic n'entamait pas sa responsabilité pénale, si bien qu'il serait «présenté dans le courant de l'après-midi au magistrat instructeur».

Plus tard dans l'après-midi, Marc Mariée a affirmé que le suspect, qui risque la réclusion criminelle à perpétuité, avait été «mis en examen des chefs de tentatives d'assassinat, dégradation et destruction aggravées, violence avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique et violence avec arme». Il a été placé en détention.

Le parquet antiterroriste ne se saisit pas de l'affaire, à ce stade

Le parquet national antiterroriste, de son côté, n'entend pas à ce stade se saisir du dossier, selon le procureur.

Mis en cause dans l'attaque qui a visé la mosquée de Bayonne, Claude Sinké a été interrogé le 29 octobre. Le suspect, ancien candidat FN, aurait assuré vouloir «venger la destruction de la cathédrale de Paris», qu'il attribue aux musulmans. 

Selon l'AFP, le tireur présumé, rapidement interpellé après les faits, a reconnu avoir tenté de mettre feu à la mosquée, mais a en revanche «contesté avoir eu la volonté de tuer quiconque, précisant qu'il avait pris soin de repérer à de nombreuses reprises la mosquée afin d'être certain d'intervenir qu'à un moment où elle était très peu occupée».

A l'unanimité, la classe politique, du Rassemblement national aux Insoumis, a vivement condamné cet attentat. Le président de la République Emmanuel Macron a condamné «avec fermeté l’attaque odieuse perpétrée devant la mosquée de Bayonne». Il a ajouté : «La République ne tolérera jamais la haine. Tout sera mis en œuvre pour punir les auteurs et protéger nos compatriotes de confession musulmane.»

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