Main d'un Gilet jaune arrachée à Bordeaux : le parquet général ouvre une information judiciaire

- Avec AFP

Main d'un Gilet jaune arrachée à Bordeaux : le parquet général ouvre une information judiciaire© GEORGES GOBET Source: AFP
Antoine Boudinet, un Gilet jaune qui a eu la main arrachée en décembre par une grenade lacrymogène, manifeste le 22 septembre à Bordeaux.

Le parquet général a ouvert une information judiciaire pour «violences volontaires ayant entraîné une mutilation» d'un Gilet jaune qui avait eu la main arrachée en décembre par une grenade lacrymogène, une affaire qui avait été classée sans suite.

«Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Bordeaux le 22 octobre du chef de violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sur la personne d'Antoine Boudinet par dépositaire de l'autorité publique», a annoncé à l'AFP le parquet général, confirmant une information de Sud-Ouest. L'affaire avait été classée sans suite.

Un terme à l'inertie judiciaire à Bordeaux sur les violences policières autour des manifestations de Gilets jaunes

L'avocat du blessé, Jean-François Blanco, qui avait déposé plainte pour mutilation volontaire quelques jours après les faits, a salué cette décision «rarissime» du parquet général, qu'il avait saisi, de revenir sur un classement sans suite. Elle est également «importante», selon lui, car mettant «un terme à l'inertie judiciaire à Bordeaux sur les violences policières autour des manifestations de Gilets jaunes».

Antoine Boudinet, 27 ans, avait eu la main arrachée le 8 décembre par l'explosion d'une grenade lacrymogène assourdissante GLI-F4 (qui contient une charge de TNT) qu'il avait ramassée, en marge de heurts entre manifestants et forces de l'ordre sur la place de l'Hôtel de ville.

L'ouverture d'une information judiciaire, qui va permettre au plaignant de se constituer partie civile «va enfin permettre d'avoir une investigation impartiale» sur les événements, a déclaré à l'AFP Jean-François Blanco, déplorant la «vacuité totale» de l'enquête de l'IGPN sur les faits. Sa conclusion était qu'«elle n'avait pas permis de déterminer quelle personne avait tiré la grenade», selon l'avocat. 

Dans sa plainte initiale, il visait le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le préfet de Gironde Didier Lallement, dont selon lui, «la responsabilité est engagée pour avoir exposé volontairement, par l'usage de GLI-F4 dont la dangerosité était connue, à des dangers pas nécessaires au maintien de l'ordre».

Lire aussi : Violences policières : les mutilés des Gilets jaunes défilent à Paris (REPORTAGE)

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»