Attentat à la Préfecture de Paris: cinq interpellations dans l'entourage du tueur dans le Val-d'Oise

- Avec AFP

Attentat à la Préfecture de Paris: cinq interpellations dans l'entourage du tueur dans le Val-d'Oise© SEBASTIEN BOZON / AFP
Image d'illustration.

Des perquisitions et des arrestations ont été menées à Gonesse, Sarcelles et Le Thillay dans l'entourage de Mickaël Harpon. Ce fonctionnaire a abattu quatre de ses collègues de la Préfecture de police le 3 octobre.

Cinq personnes de l'entourage de l'auteur de la tuerie à la préfecture de Paris ont été interpellées le matin du 14 octobre dans le Val-d'Oise, au nord de Paris, selon des sources judiciaires et proches de l'enquête citées par l'AFP, confirmant une information de RTL. Ces arrestations et des perquisitions ont eu lieu à Gonesse, Sarcelles et Le Thillay, selon une des sources proches de l'enquête, une dizaine de jours après l'attentat du 3 octobre à la préfecture de police où Mickaël Harpon a tué quatre collègues avant d'être abattu.

Un imam fiché S, qui officiait dans une salle de prière de Gonesse fréquentée par le tueur, fait partie des personnes interpellées, selon une autre source proche de l'enquête. Le 11 octobre, le maire de la ville a annoncé que l'association musulmane qui l'employait avait décidé de mettre fin à son contrat et de le mettre à l'écart immédiatement.

Converti à l'islam il y a une dizaine d'années, Mickaël Harpon, né en Martinique, fait l'objet d'une enquête interne sur de possibles sympathies islamistes salafistes, selon l'agence de presse Reuters. 

Selon l'AFP, l'enquête se poursuit pour tenter de comprendre si l'attentat est le fait d'un coup de folie solitaire sur fond d'auto-radicalisation ou si Mickaël Harpon a bénéficié de complices ou d'inspirateurs. Informaticien employé depuis 2003 à la préfecture de police, Mickaël Harpon s'occupait de la maintenance à la direction du renseignement (DRPP). Selon un rapport interne de son service après l'attaque, cet agent administratif avait justifié en 2015 auprès de certains de ses collègues l'attentat de Charlie Hebdo sans faire l'objet d'un signalement «formel». L'attaque, qui correspond aux mots d'ordres récurrents du groupe groupe terroriste Daesh de s'en prendre aux forces de l'ordre, n'a pas été revendiquée. Cependant, sans en revendiquer la paternité, Daesh a mentionné l'attentat le 10 octobre dans sa lettre hebdomadaire de propagande. 

Lire aussi : Deux policiers franciliens soupçonnés de radicalisation islamiste auraient été désarmés

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