Immigration : déclaration du gouvernement et prises de paroles à l'Assemblée

L’Assemblée nationale aborde ce 7 octobre la question de l’immigration. Un débat voulu par le président de la République Emmanuel Macron.

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  • La première partie du débat au Parlement sur l'immigration a pris fin, après une dernière intervention d'Edouard Philippe. Merci d'avoir suivi ces prises de parole avec nous. Vous pouvez revivre le débat sur notre page YouTube.

  • Marine Le Pen, leader du Rassemblement national (RN), dénonce les débats sur l'immigration de ces dernières années qui n'ont abouti jusqu'alors qu'à des «propos de tribune [...] des lois cosmétiques». «Aujourd'hui cette séance nous l'avons parce que l'opinion publique devant le scandale absolu qu'est l'immigration, le réclamait», a-t-elle estimé, avant d'ajouter : «Ceux qui n'ont pas le choix de fuir [l'immigration] vivent dans la détresse et nous portons leur cri de souffrance.»

    La présidente de parti du RN a provoqué des remous dans la chambre basse du Parlement en évoquant une «submersion» migratoire qui «déferle sur nos villes, sur nos bourgs». «Le torrent migratoire est en train de balayer nos systèmes sociaux, fait exploser tout le système pénal», a-t-elle également estimé.

    En conclusion de son intervention, Marine Le Pen a appelé le gouvernement à organiser, plutôt qu'un débat sans vote, un référendum sur la question migratoire.

  • Guillaume Larrivé, député de l'Yonne et candidat à la présidence du parti Les Républicains (LR), a déclaré lors du débat à l'Assemblée sur l'immigration : «Immigration ou invasion ? [...] Le XXIeme siècle expose la France au chaos migratoire, la géographie et la démographie nous l’annonce […] pour que la France reste la France nous devons reprendre le contrôle.»

    L'élu de droite a proposé la mise en place d'une «charte de l'immigration» adossée à la Constitution et soumise à «référendum», pour donner des «pouvoirs nouveaux» au gouvernement.

  • Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon a pris la parole lors du débat à l'Assemblée sur l'immigration. Il a défendu, face à la majorité présidentielle, «l’immigré plutôt que le financier qui pille notre pays, sur lequel vous [le gouvernement] ne dites rien ; l’immigré plutôt que le fraudeur du fisc, qui vole chaque années 80 à 100 milliards à ce pays ; l’immigré, plutôt que les corrompus qui ont bradé l’industrie du pays à l’étranger».

    Le député des Bouches-du-Rhône a poursuivi : «Avec vous [le gouvernement] les étrangers sont adulés s’ils viennent spéculer sur nos richesses mais ils sont montrés du doigt s’ils viennent en produire par leur travail.»

  • Pour Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDi et député de Seine-Saint-Denis : «il y a quelques années les Danois pensaient que les problèmes de l’Afrique n’étaient pas leurs problèmes, ils ont vu à travers la crise migratoire […] que c’est aussi leur problème ; cela veut dire que le développement de l’Afrique doit les concerner tout autant que l’Italie, l’Espagne ou la France.»

    Le leader centriste a également fait savoir qu'il en avait «assez d’entendre que l’AME est un cadeau fait aux gens qui viennent ici.» «C’est un cadeau fait aux Français pour les protéger des maladies les plus graves, comme la tuberculose qui est réapparue en Seine-Saint-Denis», a-t-il fait valoir.

  • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a déclaré à l'Assemblée : «Les personnes en situation irrégulière n’ont droit à aucune prestation en dehors de la prise en charge de leurs soins.»

    «Lutter contre les abus, ce n'est pas affaiblir notre système, c'est au contraire le renforcer en restaurant une confiance, qui, aujourd'hui, semble faire défaut», a-t-elle également assuré, ajoutant : «On peut parler des chiffres sans fausses pudeurs, [car] il est vrai que la dépenses d'aides médicales d'Etat est importante, elle s'élève à 848 millions d'euros en 2018.»

  • Pour le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner : «Le cœur de notre politique d’immigration c’est la réussite de l’intégration ; c’est la clé de notre pacte républicain, c’est le meilleur rempart aussi contre le communautarisme […] Nous avons un besoin de lucidité pas de fantasmes.»

  • Le Premier ministre Edouard Philippe a reconnu «des dérives communautaires» en France, «une sécession insidieuse dont nous ne voulons pas», se disant «évidemment prêt» à avoir un débat sur le sujet et à «répondre aux inquiétudes de nos compatriotes».

    «Mais c'est un débat en soi, qui pose d'autres questions que celles de la maîtrise des flux migratoires et de l'accueil des ressortissants étrangers qui nous réunissent aujourd’hui», a-t-il ajouté. 

  • Le Premier ministre, Edouard Philippe, a admis le 7 octobre lors du débat sur le sujet à l'Assemblée nationale : «Clairement, nous n'avons pas atteint tous nos objectifs» en matière d'immigration.

    «Nous devons poursuivre nos efforts et faire mieux. Sur la base de quels principes ? Avec quels moyens ?», a interrogé le chef du gouvernement, en rejetant les «fausses solutions», telles que «l'immigration zéro» ou «la fin du droit du sol», mais en se disant ouvert «à l'idée de quotas».

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