Le monde rend hommage à l'ancien président Jacques Chirac

Le monde rend hommage à l'ancien président Jacques Chirac© Patrick Kovarik Source: AFP
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L'ancien président de la République, Jacques Chirac, le 15 février 2017 à Cannes (image d'illustration).

Le décès, ce 26 septembre, de Jacques Chirac a suscité nombre de réactions en hommage à celui qui aura dirigé la France pendant 12 ans, de 1995 à 2007.

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  • Dans un communiqué, le Nouveau parti anticapitaliste n'est pas élogieux envers Jacques Chirac : «La profusion des déclarations, communiqués et reportages apologétiques, qui peignent l'ancien président de la République en champion de la lutte contre la pauvreté, de l’amitié entre les peuples et de la défense des "valeurs de la république", a [...] de quoi donner la nausée.»

  • Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, a elle aussi réagi : «Une carrière de politicien bourgeois qui aura coché toutes les cases : attaques anti ouvrières, "bruit et odeur" contre les immigrés jusqu'aux affaires et autres emplois fictifs.»

  • Le musée du Quai Branly-Jacques Chirac a salué la mémoire de l'ancien chef de l'Etat, à l'origine de la création de l'institution, voyant en lui un homme «pudique» qui s'est révélé «un connaisseur érudit des arts et civilisations non occidentales».

    Le Musée du Quai Branly rend aussi hommage au «geste de politique internationale» qu'aura représenté son inauguration.

    C'est en reconnaissance de l'action de Jacques Chirac pour que ce musée voie le jour qu'un décret gouvernemental avait ajouté en 2016 son nom à celui du Quai Branly.

  • Le Premier ministre Edouard Philippe s'est dit «très ému et un peu nostalgique», «comme tous les Français», après le décès de Jacques Chirac, «un homme qui a compté dans la vie du pays».

    «Le décès de Jacques Chirac emplit la France de tristesse», a estimé le Premier ministre auprès du quotidien régional Paris Normandie. «Nous perdons un homme qui a compté dans la vie du pays. Et dans la mienne», a-t-il insisté. 

    «Quand j’étais jeune, il était le patron de mes deux patrons en politique», a-t-il souligné, en référence à l'ancien Premier ministre Alain Juppé et l'ancien maire du Havre Antoine Rufenacht. 

    «C’est dire combien je le respectais. J’aimais l’homme, j'étais fasciné par le politique et j'admirais sa capacité à incarner la France», a poursuivi le chef du gouvernement français.

  • La FNSEA, syndicat agricole majoritaire, a rendu hommage à Jacques Chirac et mis en avant l'«histoire d'amour partagée» qu'il entretenait avec le monde paysan : «Entre Jacques Chirac et les paysans ça a toujours été une histoire d'amour partagée et il est bien normal pour la FNSEA de remercier ce président si ancré dans les territoires», a réagi le syndicat dans un communiqué. Et d'ajouter : «Du plateau de Millevaches à la tête de veau sauce gribiche, l'ancien président de la République a toujours conjugué le respect des hommes et de leurs savoir-faire.»

    La FNSEA a encore loué l'estime que le président portait aux agriculteurs : «[Il] a su trouver les mots et les actes pour nous témoigner respect, considération et, disons-le, affection. Les agriculteurs se sentaient encouragés et fiers. Une estime précieuse, face aux défis multiples qu'ils ont dû relever. En pleine période de doute, cette disparition trouve un écho particulier.»

  • Rendant hommage à Jacques Chirac, son ancien Premier ministre Dominique de Villepin déplore : «C'est une part de la France qui s'en va.»

  • Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, a estimé que Jacques Chirac avait «beaucoup et passionnément œuvré pour Paris et pour la France», dont il incarnait selon lui «le grand prestige à l'étranger». Auprès de l'AFP, la première fortune de France a également précisé qu'à son sens, Jacques Chirac avait «été, au-delà de son action à la tête de l'Etat, un homme de culture, d'échanges, de générosité et de paix.»

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Après la mort, ce 26 septembre, à l'âge de 86 ans, de l'ancien président de la République Jacques Chirac, le monde a réagi saluant la mémoire de l'homme politique.

En pleine séance publique, les députés de l'Assemblée nationale ont observé une minute de silence en hommage à la mémoire de l'ancien maire de Paris.

Richard Ferrand le président de l'Assemblée nationale a salué un «inlassable républicain, visionnaire, attentif aux grands débats de son temps».

Lydia Guirous, porte-parole des Républicains, a fait part de sa «profonde tristesse», ajoutant que la République était «en deuil». «Nous perdons un grand homme. Je garde en mémoire son engagement pour la laïcité, l'environnement et sa volonté de préserver la paix dans le monde. Soyons à la hauteur», a-t-elle ajouté.

«Il fut un temps où la droite combattait l’extrême droite et où l’idée d’arc républicain ne lui était pas étrangère. Elle avait une incarnation : Jacques Chirac. Il est mort aujourd’hui. Pensées à ses proches et hommage à son intransigeance face aux adversaires de la République.», a déclaré le député européen Raphaël Glucksmann.

Pour David Cormand, député européen et Secrétaire national d'Europe Ecologie les Verts, Jacques Chirac était «celui qui aura toujours refusé que la droite consente des arrangements avec l’extrême-droite. Dernier Gaulliste, il savait qu’on ne transige pas avec la bête immonde.»

Isabelle Balkany a elle salué «un homme tellement attachant, chaleureux, plein d’humour, bienveillant, généreux».

Le président des Patriotes, Florian Philippot, a rendu «hommage [à] celui qui fut peut-être le dernier vrai président de la République et à l’homme du courageux Non français à la guerre en Irak».

Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, a reconnu un leader qui «aimait la France mieux que d'autres depuis», ajoutant lui être «reconnaissant».

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, s'est dit «bouleversé et dévasté» par la mort de Jacques Chirac. L'industriel François Pinault a lui fait part de son «infinie tristesse».

Le journaliste Georges Malbrunot a lui aussi salué la mémoire de l'ancien Premier ministre. «Hommage et respect à Jacques Chirac qui vient de mourir. Il restera dans l'histoire comme celui, clairvoyant, qui a su dire non à la folle aventure américaine en Irak en 2003. A titre personnel, je lui dois probablement la vie. J.Chirac connaissait le Moyen-Orient», a affirmé celui qui avait été enlevé en Irak en août 2004. Il avait été libéré après 124 jours de détention.

Lire aussi : Mort de Jacques Chirac : l'homme d'Etat que la France a perdu

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