Quand Anne Hidalgo se rend sur le Tour de France pour promouvoir le vélo… en Falcon

Quand Anne Hidalgo se rend sur le Tour de France pour promouvoir le vélo… en Falcon© Lionel Bonaventure Source: AFP
Anne Hidalgo lors de son arrivée au marché éphémère «Marche Pop», le 20 juillet 2019, à Paris (image d'illustration)

Anne Hidalgo se retrouve au centre d'une polémique après que le Canard enchaîné a révélé qu'elle s'était rendue sur le Tour de France à bord d'un Falcon. Les opposants à la maire de Paris, qui n'hésite pas à jouer la carte de l'écologie, jubilent.

Dans son édition du 31 juillet, Le Canard enchaîné rapporte que le 26 juillet dernier, Anne Hidalgo a souhaité se rendre sur le Tour de France pour y suivre la 19e étape reliant Saint-Jean-de-Maurienne à Tignes. Invitée par l’organisateur, Amaury Sport Organisation, l’édile a effectué dans la journée un aller-retour entre le Bourget et Chambéry. Le tout à bord d’un avion Falcon fabriqué par Dassault Aviation.

Sur Twitter, les soutiens de Benjamin Griveaux, son principal opposant à la mairie, n’ont pas manqué de souligner que le déplacement de moins de 650 kilomètres était assez éloigné des valeurs écologistes promues par Anne Hidalgo. «Dépenser le bilan carbone annuel de Greta Thunberg en 24 heures, Anne Hidalgo l’a fait», a critiqué Planète Verte, un club de réflexion fondé par un soutien de l’ancien porte-parole du gouvernement, Antonio Duarte.

«Tout est payé par l’organisateur du Tour», s’est défendue la mairie de Paris auprès de 20 minutes, précisant que l’appareil en question faisait «des allers-retours avec les tests de dépistage» et que l’organisation en profitait pour «inviter des personnalités et ainsi de ne pas faire tourner l’avion à vide».

Plus cocasse encore : le but du voyage d'Anne Hidalgo sur la Grande Boucle était de faire la promotion du vélo. «Depuis très longtemps, j'aime le vélo, je le pratique aussi à Paris, et j'essaie de faire de Paris une ville de cyclistes», avait-elle déclaré auprès de nos confrères du Dauphiné Libéré, vantant les travaux à l’œuvre dans la capitale qui devraient «permettre aux Parisiens et aux visiteurs de faire du vélo en toute sécurité».

Un couac qui risque de poursuivre l’édile, engagée dans une campagne qui s’annonce musclée afin de se faire reconduire à la tête de la mairie de Paris.

Lire aussi : «C’est un fils de p***» : les injures de Griveaux envers ses concurrents à la mairie de Paris

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