Sur la place de la Nation, la journée de protestation des agriculteurs s'achève

L'arrivée du cortège d'agriculteurs aux portes de Paris le matin du jeudi 3 septembre.© Jacky Naegelen Source: Reuters
L'arrivée du cortège d'agriculteurs aux portes de Paris le matin du jeudi 3 septembre.

Environ 1500 tracteurs se sont rassemblés aujourd'hui sur la place de la Nation à Paris. Le premier ministre Manuel Valls a assuré qu'un moratoire sur les dettes bancaires serait instauré. Les agriculteurs commencent à quitter la place.

17h50 : Un premier convoi «est complètement parti» et un deuxième est «en train de s'en aller». Dominique Barrau de la FNSEA a indiqué que «tout le monde va partir progressivement, même s'il reste encore pour l'instant les trois quarts des tracteurs». 

17h30 (locales) : les tracteurs commencent à quitter la place de la Nation.

16h30 (locales) : Selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay publié jeudi, 84% des Français «comprennent» les agriculteurs, 65% les «soutiennent». 

16h00 (locales) : Des jeunes agriculteurs du Finistère demandent de pouvoir se rendre sur les Champs-Elysées, promettant de «ne rien casser», avant que le micro ne soit coupé.

15h55 (locales) : Les agriculteurs très remontés, n'acceptent pas les propositions du gouvernement et fustigent Xavier Beulin. «On n'a rien obtenu, pas de prix, aucune garantie», s'est énervé auprès de l'AFP Christophe Le Tyrant, éleveur de porcs dans les Côtes-d'Armor, pour l'année blanche annoncée par Manuel Valls «ne résoud rien» car «a la fin de l'année, on devra bien les payer, les traites», a-t-il ajouté.

15h45 (locales) : Des échauffourées verbales entre céréaliers et éleveurs ont lieu, selon le témoin sur place.  

15h40 (locales) : Un photographe présent sur place a signalé à RT qu'un groupe était en train de prendre la direction de la place de la Bastille en criant «Le Foll Démission !», ce qui affole les SDRT (anciennement RG - renseignements généraux) et les forces de police. 

15h30 (locales) : Pour Manuel Valls «la France ne lâchera pas ses agriculteurs» assurant entendre «le désespoir, l'humiliation, la colère» des agriculteurs et promet d'y «répondre avec le gouvernement».

15h20 (locales) : Aussitôt après cette annonce aux agriculteurs, Xavier Belin a été hué sur la place de la Nation par ces derniers qui ont crié  «Vendu!», «Démission!», «On va mettre le feu!».

15h15 (locales) : Le président de la FNSEA, Xavier Belin affirme que le gouvernement «a entendu les agriculteurs».

15h00 (locales) : Manuel Valls promet que la France n'ira pas «au-delà des normes européennes».

14h58 (locales) : Les aides versées par l’État, les régions et l'Union européenne seront portées «à 350 millions d'euros par an pendant trois ans», selon le Premier ministre.

14h55 (locales) : D'après le premier ministre, les aides totales aux agriculteurs vont permettre un investissment de «3 milliards d'euros en 3 ans», ce qui constitue à ses yeux, «un message d'amour» aux agriculteurs de la part du gouvernement.

14h45 (locales) : Après avoir reçu Xavier Belin, président de la FNSEA, Manuel Valls annonce une «année blanche» assurant un moratoire sur les dettes bancaires et des rallonges financières aux agriculteurs. 

14h30 (locales) : Toujours sur place à la Nation, dans une ambiance plutôt festive, mais engagés et déterminés, les agriculteurs attendent les annonces du gouvernement.

12h30 (locales) : Les discours s'enchaînent place de la nation, tandis que les derniers convoient affluent vers le point de rendez-vous.

11h30 (locales) : Actuellement, les agriculteurs continuent d'affluer en grand nombre sur la place de la Nation à Paris où ils sonr déjà plusieurs centaines.

10h30 (locales) : Les tracteurs doivent stationner place de la Nation toute la journée. Une délégation se rendra à l'Assemblée nationale, escortée d'une dizaine de tracteurs. Puis les principaux dirigeants syndicaux seront reçus par le Premier ministre, Manuel Valls.

A 10h (locales), les premiers engins agricoles sont arrivés place de la Nation à Paris. Le premier des six convois à entrer dans la capitale vient du Grand Ouest (Bretagne et Normandie), région au cœur de la crise agricole laitière et porcine, que la FNSEA, premier syndicat agricole, a voulu mettre particulièrement en avant.

La suite du convoi a continué d'arriver par tous les côtés de la capitale, comme ici dans le XIIIe sur les Maréchaux et le VII arrondissement.

Certains parisiens semblaient accueillir le cortège des agriculteurs en colère avec enthousiasme, les soutenant dans leur initiative.

Un cortège important, une circulation légérement ralentie au petit matin

A 08h00, d'après la FNSEA, premier syndicat agricole, 1 733 tracteurs étaient en route vers Paris. Les premiers tracteurs sont arrivés sur le périphérique par l'ouest de Paris vers 09h00, selon la préfecture de police.

Les cortèges d'agriculteurs en colère ont emprunté les autoroutes A1, A4, A6, A10, A13. Le plus gros cortège concernait l'A1 avec 403 tracteurs et 15 bus qui ont pris la route peu après 07h00 pour rallier Paris.

Les drapeaux de la FNSEA s'agitaient, les clignotants et lumières sur les toits de tous les engins agricoles étaient allumés durant le trajet.

Des slogans tapageurs tels que «Paysans en détresse», «La mort est dans le pré», «France n'abandonne pas tes paysans» ornent les tracteurs dans le but d'interpeller les franciliens. 

Les engins et des autocars remplis d'agriculteurs étaient attendus aux alentours de de 9H00 aux abords de Paris. Ils ont franchi  les principaux péages d'accès à la capitale, alignés sur une file pour limiter la gêne, selon le mot d'ordre de leurs syndicats.

Cependant, les automobilistes franciliens semblent avoir anticipé le mouvement et pris les mesures nécessaires puisque, seule une cinquantaine de kilomètres de bouchons ont été signalés, ce qui est inférieur à ce que les portes de Paris connaissent au quotidien.

L'objectif des agriculteurs n'était pas de bloquer les routes mais, vu la vitesse réduite des tracteurs (35 km/h environ), ce déplacement a pris des allures d'opération escargot.

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