«L'industrie, au service de la finance» ? Macron offre la légion d'honneur à l'ex-patronne GE France

«L'industrie, au service de la finance» ? Macron offre la légion d'honneur à l'ex-patronne GE France© Kamil Zihnioglu Source: Reuters
Emmanuel Macron à Paris, lors des célébrations de la fête nationale, le 14 juillet 2019 (image d'illustration).

Après avoir lui-même largement contribué au rachat de la branche énergie d'Alstom par General Electric, Emmanuel Macron a accordé la légion d'honneur à l'ex-directrice de l'antenne France du groupe américain. Un choix dénoncé par la CGT.

Comme l'a relevé le magazine Marianne au lendemain de la fête nationale, le chef de l'Etat a, par décret présidentiel du 13 juillet, accordé la légion d'honneur à Corinne de Bilbao, ex-directrice de General Electric (GE) France.

Aujourd'hui à la tête de Segula Technologies International, la désormais chevalière de la Légion d'honneur a passé 28 années au sein du groupe américain. Elle a dirigé l'antenne France de General Electric de 2016 à 2019, avant de quitter l'entreprise en pleine restructuration, cédant alors sa place Hugh Bailey, lui-même conseiller d’Emmanuel Macron au moment où celui-ci actait la vente d’Alstom Énergie à General Electric.

Le gouvernement, à travers cette décoration, démontre sa façon d'apprécier l'industrie : au service de la finance

L'accession de l'ancienne directrice de GE France au grade de chevalier de la Légion d'honneur n'a pas manqué de faire réagir le syndicat CGT de l'entreprise, qui s'est exprimé à travers un communiqué en date du 15 juillet. «Le gouvernement, à travers cette décoration, démontre sa façon d'apprécier l'industrie : au service de la finance», s'indigne l'organisation syndicale après avoir ironisé, non sans amertume, sur «la gestion royale [de Corinne de Bilbao] des intérêts de General Electric en France». De fait, le texte de la CGT rappelle différents dossiers gérés sous la présidence de Corinne de Bilbao, listant notamment de multiples plans sociaux réalisés en France par le groupe américain, en dépit de ses engagements pris lors du rachat de la branche énergie d'Alstom.

Cette décoration a par ailleurs lieu dans un contexte pour le moins tendu alors que la restructuration massive de l'activité Turbines à gaz du groupe américain a récemment débouché sur l'annonce d'un nouveau plan social, celui-ci incluant 1 000 suppressions d'emplois sur le site de Belfort.

Alors qu'il a largement contribué, tant au ministère de l'Economie qu'au cabinet de la présidence de François Hollande, au rachat de la branche énergie d'Alstom par le groupe américain en 2015, Emmanuel Macron déclarait le 28 mai, depuis Bruxelles, être «extrêmement vigilant pour que tous les engagements qui ont été pris par Général Electric soient tenus».

Lire aussi : Plan social de General Electric: Macron «extrêmement vigilant»... malgré des promesses non tenues ?

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