Après la débâcle des Républicains, Laurent Wauquiez va-t-il démissionner ?

Après la débâcle des Républicains, Laurent Wauquiez va-t-il démissionner ?© Geoffroy VAN DER HASSELT
Laurent Wauquiez le 15 mai 2019 à Paris (image d’illustration).

Alors que le parti Les Républicains a subi une défaite historique – la pire de son existence – la tête de Laurent Wauquiez est mise à prix. D'aucuns le jugent responsable de la débâcle et appellent à une modification radicale de la ligne du parti.

Quid du parti Les Républicains (LR) après la lourde défaite infligée à la formation de droite dirigée par Laurent Wauquiez ? Au lendemain des 8,48% obtenus par la tête de liste, François-Xavier Bellamy, – le pire résultat national de l'histoire de LR – des voix de cadres du parti se sont élevées pour réclamer la tête de Laurent Wauquiez et un fléchissement de la ligne politique, notamment concernant son volet sociétal.

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a par exemple, déclaré le 27 mai qu'«à la place» et «dans la situation» du président d'Auvergne-Rhône-Alpes, elle démissionnerait de la tête des Républicains.

Le sujet, c'est celui de la ligne politique de la droite, et aussi celui de sa stratégie

«C'est une question personnelle. Si j'étais à sa place et vu la situation, sans doute je le ferais», a-t-elle expliqué sur RTL. «Le sujet n'est pas personnel» a estimé celle qui a créé en 2017 son propre mouvement, Libres !, associé aux Républicains : «Le sujet, c'est celui de la ligne politique de la droite, et aussi celui de sa stratégie.»

Elle a en outre appelé de ses vœux «une refondation» et convoqué la «responsabilité» des leaders de la droite. «Tous ceux qui sont dedans, les François Baroin, les Gérard Larcher, les Bruno Retailleau, les Eric Woerth, les Jean-François Copé ; mais tous ceux qui sont aussi dehors, Xavier Bertrand ; tous ceux qui se sont un peu mis en retrait, nos maires qui sont puissamment ancrés dans leur territoire. Tous ceux-là doivent venir se réunir, avec une discussion aussi avec le centre-droit», a encore proposé la titulaire d'un titre de docteur honoris causa de l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (Sénégal).

Le directeur de campagne de Bellamy appelle à faire évoluer la ligne du parti

Si elle a rendu hommage au «courage» et au «talent» de François-Xavier Bellamy, Valérie Pécresse a jugé que la ligne politique de LR était «trop rétrécie», en écho au profil conservateur de la tête de liste désignée par Laurent Wauquiez, et qu'il fallait que celle-ci «évolue» et «s'enrichisse de nos différences, de notre diversité».

Dans la même veine, le secrétaire général délégué des Républicains et directeur de la campagne des européennes, Geoffroy Didier, a considéré que la droite devait «se déringardiser d'urgence» et «abandonner son conservatisme sociétal». «L'avenir de la droite, ça peut pas être d'être contre l'IVG», a-t-il ajouté sur France Inter, en référence aux convictions de la tête de liste du parti. «Nous avons perdu un point lorsque François-Xavier [Bellamy], malgré tout le respect que je lui porte, a commencé à faire revenir son conservatisme sociétal sur le dessus de la table en devenant un acteur de l'histoire sur Vincent Lambert», a également précisé Geoffroy Didier, directeur de campagne du candidat LR, ajoutant : «Cette droite-là ne nous fera jamais gagner, elle nous condamnera à l'échec. C'est peut-être une droite mais ça n'est pas la droite.»

Un malaise ressenti jusque dans les rangs des jeunes du parti. Interrogés au micro de RT France, certains d'entre eux ont mis en cause la personnalité de Laurent Wauquiez, qui aurait selon eux nuit au candidat de la droite. «Personne ne s'attendait à ce score, il va falloir prendre des décisions suite à cette défaite», a estimé l'un deux.

Les Républicains se réunissent le 27 mai à 18h en bureau politique. Remodelé début 2018, après l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti, le bureau politique compte environ 80 membres dont Valérie Pécresse, le président du Sénat Gérard Larcher, les présidents des groupe parlementaires Christian Jacob (Assemblée), Bruno Retailleau (Sénat). Nicolas Sarkozy en est membre de droit comme ancien président de la République.

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