Une balle accompagnée d'une menace de mort envoyée par courrier à un député LREM

Une balle accompagnée d'une menace de mort envoyée par courrier à un député LREM© Capture d'écran Facebook @Benoït Potterie
La photo de la balle reçue par le député Benoît Potterie, publiée sur son compte Facebook le 7 décembre.

«La prochaine fois tu la prends entre les deux yeux» : le député LREM du Pas-de-Calais Benoit Potterie a déclaré avoir reçu cette balle et ces meances dans un courrier. L'élu a annoncé avoir porté plainte.

Le député de La République en marche (LREM) du Pas-de-Calais, Benoit Potterie, a déclaré le 7 décembre dans message sur Facebook avoir reçu une balle par courrier à sa permanence. La balle était accompagnée d'un message manuscrit : «La prochaine fois tu la prends entre les deux yeux.» Le député a annoncé avoir déposé plainte.

«Je suis surpris car j'ai toujours été dans le dialogue et l'apaisement, et suis allé à plusieurs reprises à la rencontre des Gilets jaunes», a-t-il souligné dans des propos rapportés par l'AFP, faisant ainsi le lien avec le mouvement populaire qui secoue la France, bien qu'aucun élément ne permette à l'heure actuelle de l'établir. «C'est un acte isolé mais ça en dit long sur le climat actuel, la volonté de certains de mettre nos institutions par terre», a poursuivi cet opticien de profession, qui dit s'être engagé en politique pour «reconstruire une relation proche entre les citoyens et l'exécutif».

Le député a indiqué dans son message sur Facebook qu'il «[continuerait] le travail de représentant de la Nation qui [lui] a été confié avec la même motivation, l’intérêt général, et la même méthode, l’échange et le dialogue». Nombre de députés de la majorité ont fait l'objet de menaces, notamment sur les réseaux sociaux, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes. Quelques-uns auraient reçu des menaces de mort et plusieurs permanences auraient été dégradées, selon le groupe LREM.

Alors que le gouvernement craint une nouvelle flambée de violences et la radicalisation du mouvement, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé que le chef de l'Etat, ne souhaitant «pas mettre d'huile sur le feu», ne s'exprimerait qu'après l'acte 4 de la mobilisation.

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