Deux séismes consécutifs au large de la Nouvelle-Calédonie, l'alerte au tsunami déclenchée

- Avec AFP

Deux séismes consécutifs au large de la Nouvelle-Calédonie, l'alerte au tsunami déclenchée© Theo Rouby Source: AFP
Dans la région de Kone, en Nouvelle-Calédonie, le 5 novembre 2018.
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Une alerte au tsunami a été émise ce 5 décembre après un violent séisme survenu au large de l'archipel français, où les autorités ont appelé à l'évacuation les habitants d'une partie du littoral. Un second séisme s'est ensuite fait ressentir.

Une alerte au tsunami a été émise ce 5 décembre après un violent séisme de magnitude 7,5 survenu au large de l'archipel français de Nouvelle-Calédonie, où les autorités ont appelé à l'évacuation les habitants d'une partie du littoral. Un deuxième séisme, de magnitude 6,6 a été ressenti quelques heures plus tard, selon Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS).

Il n'y a pas pour l'heure d'informations sur les dégâts éventuels provoqués par le tremblement de terre de magnitude 7,5. Mais le Centre d'alerte au tsunami dans le Pacifique (PTWC) a mis en garde contre des vagues pouvant aller jusqu'à trois mètres, ajoutant que des vagues de tsunami avaient été «constatées» dans la région.

«Nous pouvons dire que ce tremblement de terre a généré un tsunami»

Les Néo-Calédoniens ont reçu des SMS leur demandant de se mettre immédiatement à l'abri. «Les bandes côtières de la côté Est, de l'Ile des Pins et des Iles Loyauté doivent être évacuées» à l'intérieur d'une bande littorale de 300 mètres, explique le texte envoyé.

Ce tremblement de terre a généré un tsunami mais nous ne connaissons pas l'impact ni dans quelle mesure il pourrait pénétrer les terres

Selon l'USGS, la profondeur du premier séisme a été mesurée à 10 kilomètres. Son épicentre se situait à environ 300 kilomètres à l'est de Nouméa, tandis que l’épicentre du deuxième séisme se situe à 200 kilomètres. de l'île. Plusieurs répliques ont succédé à la secousse initiale.

«Nous pouvons dire que ce tremblement de terre a généré un tsunami, mais nous ne connaissons pas l'impact ni dans quelle mesure il pourrait pénétrer les terres», a fait savoir à l'AFP le sismologue Spiro Spiliopoulos.

La côte ouest de la région de Nouméa pas concernée par l'évacuation

Au Vanuatu voisin, où les sirènes d'alerte au tsunami n'ont pas été déclenchées, des habitants ont déclaré qu'ils n'avaient pas ressenti le tremblement de terre. Les sirènes n'ont pas non plus résonné aux îles Fidji où le système d'alerte au tsunami avait été testé il y a quelques jours.

Il n'y a pas encore d'information sur d'éventuels décès à l'issue de la secousse initiale et, d'après les projections de l'USGC, le nombre des victimes éventuelles devrait être minime. Dans la région de Nouméa, sur la côte ouest, non concernée par l'ordre d'évacuation, des baigneurs continuaient de s'ébattre dans l'eau. 

Ce territoire français dans le Pacifique Sud compte 269 000 habitants. 

Lire aussi : Référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie : le «non» l'emporte

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