«Irresponsable», «suivisme», «mépris du droit»: l'opposition dénonce les frappes françaises en Syrie

«Irresponsable», «suivisme», «mépris du droit»: l'opposition dénonce les frappes françaises en Syrie© Mikhail Voskresenskiy Source: Sputnik
Un MiG 21 de l'armée de l'air syrienne dans une base militaire de Syrie. (image d'illustration)

Alors que les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené des frappes contre la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril, les responsables politiques français de l'opposition fustigent une intervention «dangereuse», sans consultation du Parlement.

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  • «Pour la première fois de son histoire, la France d’Emmanuel Macron n’est pas du coté du droit», a jugé le député du Vaucluse et secrétaire général adjoint des Républicains, Julien Aubert. «En bombardant sans l’aval du Conseil de sécurité un pays souverain, comme Bush en Irak, elle détruit le système légal de l'ONU dont elle est une des premières bénéficiaires», a-t-il poursuivi, évoquant le droit de veto dont dispose la France au Conseil de sécurité de l'ONU, au même titre que la Russie, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Chine.

  • «Suite à la décision solitaire et illégale d’Emmanuel Macron de frapper militairement en Syrie, je demande aux parlementaires d’engager la destitution du président de la République, selon l’article 68 de la Constitution», a tweeté l'ancien candidat à la présidentielle François Asselineau.

  • Le vice-président du Front national (FN) et député européen Nicolas Bay a regretté «des frappes contre l’Etat syrien irresponsables, en violation totale du droit international», fustigeant le choix d'Emmanuel Macron d’être «le vassal des Etats-Unis dans cette nouvelle aventure va-t-en-guerre qui discrédite la parole de la France dans le monde». «Plutôt que d’attaquer l’Etat syrien qui lutte depuis 2011 contre le terrorisme, la France devrait l’aider à éradiquer les factions rebelles islamistes qui sèment le chaos !», a-t-il ajouté.

  • Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et ancien candidat à la présidentielle de Debout la France !, a souhaité condamner «totalement cette intervention en Syrie qui est sans issue». «Emmanuel Macron et Donald Trump jouent aux apprentis sorciers», a-t-il poursuivi.

  • La députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône et secrétaire générale adjointe du mouvement Valérie Boyer a interrogé sur Twitter : «Alors que la France a totalement été absente dans la lutte contre le terrorisme, Emmanuel Macron entre dans cette escalade de la violence malgré les mises en garde de l'ONU. Nous nous soumettons ainsi à la politique américaine contre la Russie... pour quels résultats ?»

  • Jean-Frédéric Poisson, le député du Parti chrétien-démocrate, a expliqué que le président de la République commettait une «double faute». Selon lui, la décision du chef de l'Etat de frapper la Syrie en coopération avec les Etats-Unis est une «soumission de la France à la diplomatie américaine et une violation du droit international !» «C’est totalement irresponsable», a-t-il encore fait savoir.

  • «Le suivisme d’Emmanuel Macron est irresponsable et dangereux. Si détestable que soit le régime d’el-Assad, on ne fait pas respecter le droit international en le violant soi-même», a tweeté le député France insoumise Adrien Quatennens. «Si l’objectif visé est la paix, la France gagnerait à être non-alignée. Non à la guerre !», a-t-il ajouté.

  • «Sans aucune preuve sur la responsabilité d’une attaque chimique en Syrie – sans mandat donné par l’ONU – la France de la république Macron attaque sans information ni autorisation de l’Assemblée nationale», a regretté le député Front national (FN) des Pyrénées-Orientales et membre de la Commission Défense de la chambre basse Louis Alliot. «Mépris du droit, mépris du Parlement ! Enfin Macron a sa petite guerre !», a-t-il encore écrit sur Twitter.

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L'opération militaire menée par les Etats-Unis, le Royaume Uni et la France est «légitime», «proportionnée et ciblée», et ne vise pas «les alliés» de la Syrie, a fait savoir ce 14 avril le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, s'exprimant depuis l'Elysée lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Défense Florence Parly.

Dans la foulée, la classe politique française a réagi.

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