Réseau de corruption démantelé dans la prison de Fresnes : six hommes en garde à vue

- Avec AFP

Réseau de corruption démantelé dans la prison de Fresnes : six hommes en garde à vue© Stéphane de Sakutin Source: AFP
Couloir de la prison de Fresnes en janvier 2018

Un chef de division, un surveillant et deux détenus ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur un réseau de corruption dans la prison de Fresnes. Les cadres de la prison auraient touché de l'argent contre des traitements de faveur.

Selon l'AFP qui dispose de sources proches de l'enquête, six hommes, dont un cadre et un surveillant de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), deux détenus et un aumônier de prison juif, ont été placés le 26 mars en garde à vue, soupçonnés de participer à un réseau de corruption.

L'un des trois chefs de division de la prison de Fresnes, l'une des plus grandes de France, et un surveillant «sont soupçonnés d'avoir touché de l'argent en échange d'un traitement de faveurs accordé à des détenus majoritairement membres de la communauté juive», selon des sources proches de l'enquête. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté avait reçu des plaintes de plusieurs détenus qui avaient dénoncé des traitements de faveur et des menaces s'ils dénonçaient ces pratiques.

Les deux détenus, considérés comme «les corrupteurs» par les enquêteurs, sont Arnaud Mimran, un financier déjà condamné dans une affaire de fraude à la TVA sur le marché des droits à polluer, considérée comme une spécialité du milieu franco-israélien, et Eric Robic, le chauffard français qui avait écrasé une israélienne, Lee Zeitouni, à Tel-Aviv en septembre 2011 avant de prendre la fuite.

Fabrice Touil, également poursuivi pour une vaste escroquerie à la TVA sur le marché du CO2, avait été interpellé à Paris dans le XVIe arrondissement. Il est soupçonné d'avoir remis de l'argent à plusieurs reprises au cadre de la prison de Fresnes.

Les enquêteurs soupçonnent l'aumônier juif régional d'Ile de-France d'avoir participé à ce réseau de corruption via une association financée en partie par des proches de détenus et soupçonnée d'avoir joué un rôle de banque.

Les investigations sont menées par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la police judiciaire (PJ) parisienne et la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la PJ de Versailles dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Créteil pour «corruption en bande organisée et blanchiment de corruption en bande organisée».

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