La sphère politique émue par l'agression antisémite de Sarcelles

La sphère politique émue par l'agression antisémite de Sarcelles© Jorge Lopez Source: Reuters
Un enfant célébrant Pourim au Guatemala, mars 2014, illustration

Après l'agression d'un enfant juif par deux jeunes à Sarcelles (Val d'Oise) le 30 janvier, le monde politique français a exprimé ses inquiétudes face à «la montée de l'antisémitisme dans [les] quartiers» et a fermement condamné un acte «ignoble».

Un garçon de huit ans de confession juive qui portait une kippa a été roué de coups le 30 janvier par deux jeunes à Sarcelles (Val-d'Oise), agression pour laquelle le parquet de Pontoise a déclaré à l'AFP avoir «retenu le mobile antisémite». L'enfant a été agressé alors qu'il se rendait à un cours de soutien scolaire selon le parquet. «Ils l'ont fait chuter au sol et lui ont porté des coups», a ajouté une source policière. Selon la victime, les agresseurs étaient âgés d'une quinzaine d'années.

Emmanuel Macron a réagi sur Twitter le 30 janvier, en estimant que «chaque fois qu'un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c'est toute la République qu'on agresse.»

Dans un deuxième tweet, le chef de l'Etat français a ensuite ajouté : «Et c'est toute la République qui se dresse particulièrement aujourd'hui au côté des Français de confession juive pour combattre avec eux et pour eux chacun de ces actes ignobles.»

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a également condamné dans un communiqué «avec la plus grande fermeté [cette] lâche agression» qui est «contraire [aux] valeurs les plus fondamentales.»

Le député Manuel Valls a aussi réagi, évoquant un «acte antijuif». Selon l'ancien Premier ministre : «C’est la France qui est humiliée et qui doit réagir avec force.»

Pierre Laurent, secrétaire général du Parti communiste (PCF) a dénoncé un «acte lâche et ignoble» et a appelé de ses vœux un jugement «comme il se doit».

Le chef de file de Debout la France !, Nicolas Dupont-Aignan, a pour sa part exprimé son inquiétude quant à «l'angélisme» qui fait face à «la montée de l'antisémitisme dans [les] quartiers».

Pour Marine Le Pen, «l’insécurité ressentie par nos compatriotes de confession juive n’est pas un fantasme mais la triste réalité de la montée d’un antisémitisme virulent porté par l’islam radical.»

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