«BB» se mobilise pour sauver 2 millions de chats sauvages australiens !

L'actrice Brigitte Bardot© Philippe Wojazer Source: Reuters
L'actrice Brigitte Bardot

L'actrice Brigitte Bardot s'insurge contre la décision du gouvernement australien d'abattre deux millions de chats sauvages. La prolifération de ces félins mettrait en danger, selon Canberra, la survie de nombreuses autres espèces autochtones.

Le ministre australien de l'Environnement, Greg Hunt, vient de recevoir une drôle de missive. Dans cette lettre venue tout droit de France, l'ex-star de cinéma Brigitte Bardot, qui a déserté les plateaux pour défendre les animaux en danger par le biais de sa fondation éponyme, le supplie de revenir sur sa décision.

En savoir plus: L’Australie tuera deux millions de chats sauvages même si elle ne les déteste pas

«Tuer deux millions de chats sur une population estimée à 20 millions est une honte» plaide ainsi l'actrice, qui poursuit : «Il n'y a pas d'autre alternative que de stériliser. Les chats opérés défendent leur territoire mais ils ne peuvent plus se reproduire».

Pourtant, à en croire les chiffres fournis par le gouvernement australien ces félins, bien loin d'être de doux minous inoffensifs, seraient responsables de la disparition de près de 10% des espèces autochtones depuis leur arrivée sur l'île il y a deux siècles dans les bagages des premiers colons ! Pour Greg Hunt, les chats sauvages «représentent de véritables tsunamis de violence et de mort pour les espèces indigènes d'Australie». Outre son vaste plan d'abattage (deux millions de chats d'ici 2020), le ministre envisage de créer des «sanctuaires» afin de permettre aux oiseaux et aux mammifères de se reproduire à l'abri des griffes félines.

Un chat sauvage australien...© Capture d'écran réalisée sur le site du Parisien
Un chat sauvage australien...

En Australie, le projet gouvernemental fait évidemment débat et les associations de défense des animaux se déchirent sur cette question. Si l'Australian Wildlife Conservancy (AWC) estime qu'une régulation des populations de chats sauvages, de renards et de lapins «nuisibles en trop grand nombre» est impérative, d'autres s'insurgent contre une méthode jugée inefficace et dangereuse. «Non seulement l'abattage et l'empoisonnement des chats sont cruels, et inefficace sur le long terme [mais] le recours au poison dans les zones suburbaines met aussi en danger les chats domestiques, les chiens et les animaux carnivores» a ainsi déclaré l'association Peta.

Reste à savoir si le ministre de l'Environnement australien tombera sous le charme (des arguments) d'une sex-symbol des 70 ?

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